Résumé

Département du Lot, mairie de Cahors… (1863)

Cette odeur exquise s'échappe encore des saintes reliques après plus de 800 ans. Quand on fait l'ouverture de la confession de St-Fulcran, elle se répand dans la chapelle qui en demeure tout embaumée ; la même odeur est attachée aussi aux fragments du saint corps qui sont chez quelques particuliers, et c'est là un des signes les plus frappants de leur authenticité. Ce gracieux et suave phénomène n'a rien qui puisse nous étonner; le Seigneur, qui donne aux fleurs leurs parfums, peut bien aussi en entourer la cendre des saints, ces fleurs de l'humanité.
Source : Gallica

Département du Lot, mairie de Cahors… (1863)

Voilà bientôt mille ans qu'il rendit sa belle âme à Dieu, et dans ce long espace de temps, au milieu des plus rudes épreuves, sa chère dépouille n'a pas cessé un seul instant d'exciter l'amour et la reconnaissance de nos pères. S'il se trouva de misérables profanateurs pour porter une main sacrilége sur le corps de Fulcran, il y eut aussi, au sein de sa postérité, des hommes généreux dont le zèle et la piété réparèrent ces injures; ils n'ont pu nous conserver, il est
vrai, que quelques débris, mais ces débris, entourés d'honneur, demeureront notre trésor et notre sauvegarde.
Source : Gallica

Département du Lot, mairie de Cahors… (1863)

La piété des chanoines de Lodève n'eut pas, comme on le voit, la douce satisfaction de retrouver le cher trésor qui avait excité son espérance, et le ciel ne permit pas que de si précieuses reliques fussent rendues à l'amour de la postérité du grand Saint, mais les procèsverbaux que nous venons de transcrire n'en demeureront pas moins toujours comme une preuve éclatante du zèle que le clergé mettait à recueillir précieusement tout ce qui pouvait rester du corps sacré de Fulcran, le protecteur de la cité.
Source : Gallica

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