Résumé

Edme Vay L’Église dans l’État

Ce qui longtemps nous a paru n’être qu’une fable, qu’un conte, à savoir que l’évêque Arnoldi, de Trèves, va exposer sous le nom de la tunique du Christ, un vêtement à l’adoration des fidèles, chrétiens du dix-neuvième siècle, vous le savez, Allemands, et vous, instituteurs de la religion et des mœurs, vous l’avez vu et entendu ; la fable, le conte est devenu une réalité, une triste vérité ! Déjà cinq cent mille hommes ont fait le pélerinage à cette relique ; d’autres y affluent en masse, surtout depuis que la tunique a guéri des malades et a opéré des miracles.
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Edme Vay L’Église dans l’État

Non ! la véritable croyance religieuse existe au fond des cœurs ; non, l’idée d’un Dieu tout puissant est plus vive et plus forte que jamais ; l’adoration pour la divinité conserve toutes ses sublimes manifestations.
Dans ces rapports de respect et de piété, dans ces saintes communications avec l’Être Suprême, il faut un intermédiaire ; il faut qu’au milieu de la multitude humble et prosternée, il se trouve un homme qui lui redise les divines paroles, qui fortifie les consciences, qui console les cœurs, qui se fasse l’interprète de la pensée universelle.
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Edme Vay L’Église dans l’État

Cette doctrine sublime de la charité, émanée d’une inspiration vraiment divine, était celle de notre primitive Église, et l’Église avait alors raison d’être fière.
Toute humble qu’elle était, la noblesse de ses principes la mettait au dessus des rois de ce monde, et elle pouvait leur parler sans crainte ; elle ne se mêlait point des misérables intérêts d’ici-bas et si elle réclamait, c’était toujours au nom de l’humanité.
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