Ernest Cartier, Revue des Deux Mondes
“ La révolution de Février, véritable coup de foudre dans un ciel serein, interrompit brusquement la carrière politique de Lavergne. Il s’en affligea moins pour lui que pour le pays, rejeté ainsi dans des aventures qui devaient lui coûter si cher. Quant à lui, il reprit sa plume. Les lettres, a-t-on dit justement, sont les sublimes consolatrices de l’adversité. L’écrivain tombé du pouvoir ressent moins amèrement sa chute ; il a dans l’étude un intérêt de tous les instans et, dans les succès littéraires, un baume souverain, capable de guérir les blessures de l’amour-propre. ”
