Résumé

F. Bontoux Revue des Deux Mondes

Ce que la Hongrie peut fournir à l’Europe dans la période décennale qui commence ne se borne point, il s’en faut, à 1 milliard et plus de céréales. Les vallées de la Save, de la Drave et de la Theiss renferment des richesses forestières immenses, dont l’exploitation commence à peine : les vins, les bestiaux, les suifs et bien d’autres articles font déjà l’objet d’un commerce plus ou moins étendu, mais dont l’amélioration des voies de transport doit certainement développer beaucoup les proportions.
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F. Bontoux Revue des Deux Mondes

Le paysan libre, dominé à la fois par ses instincts de paresse et par un esprit de rancune contre ses anciens seigneurs, n’a travaillé que pour subvenir à ses propres besoins, extrêmement restreints. Le prix de la journée a immédiatement triplé et quadruplé, et la plupart des grands propriétaires, dans l’impossibilité de satisfaire aux exigences de la main-d’œuvre et même de trouver des travailleurs à tout prix, ont dû réduire dans une forte mesure l’étendue de leurs exploitations.
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F. Bontoux Revue des Deux Mondes

Nous avons donc le droit de dire que le rôle de la Hongrie dans l’alimentation générale de l’Europe commence, et que ce rôle grandira forcément chaque année.
Les grandes entreprises de transport dont la mission sera de desservir cet important trafic, et notamment la compagnie du chemin de fer du sud de l’Autriche, sur les lignes de laquelle il se concentrera, doivent se mettre en mesure de pouvoir y faire face. Le port de Trieste, si brillant autrefois, est absolument hors d’état de suffire à la tâche que l’avenir lui réserve
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