François Robichon de La Guérinière

Résumé

François Robichon de La Guérinière A la française : pages choisies de La Guérinière… (1903)

Il faut qu'il ait la bouche bonne, la tête assurée, et qu'il soit léger à la main. Ceux qui cherchent dans un cheval de guerre un appui à pleines mains se trompent, parce que la lassitude le fait peser et appuyer sur son mors.
Il doit être de bonne nature, sage, fidèle, hardi, nerveux, d'une force pourtant qui ne soit pas incommode au cavalier, mais liante et souple; il faut qu'il ait l'éperon fin et les hanches bonnes, pour pouvoir partir et repartir vivement et être ferme et aisé à l'arrêt.
Source : Gallica

François Robichon de La Guérinière A la française : pages choisies de La Guérinière… (1903)

Lorsqu'on commence à galoper un cheval destiné pour la chasse, il ne faut pas lui demander d'abord un galop trop étendu, parce que, n'ayant pas encore l'habitude de galoper librement, il s'appuierait sur la main. Il ne faut pas non plus un galop raccourci qui l'empêcherait de se déployer comme il le doit, mais il faut le mener dans un galop uni, sans le retenir ni le chasser trop, comme s'il galopait de lui-même n'étant point monté. C'est la main légère, accompagnée de fréquentes descentes de main, qui donne le galop dont nous parlons.
Source : Gallica

François Robichon de La Guérinière A la française : pages choisies de La Guérinière… (1903)

Peut-être enfin est-il possible, avec un peu de tact, d'allier les deux méthodes et d'habituer le cheval à répondre d'abord à la descente de main du cavalier en restant un instant léger et placé, puis à étendre la tête et l'encolure, la mâchoire toujours mobile, sans allonger l'allure, si une nouvelle sollicitation de la main ne lui donne pas une indication différente. Le cheval avec lequel on a obtenu ce résultat allie certainement au plus haut degré la légèreté et le mécanisme souple et coulant des allures.
Source : Gallica

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