Résumé

Gaston de Faultrier Allocution de M. le bâtonnier. et éloge de Le Febvre (1868)

Marie-Thérèse promise au prince Clément le fut au prince François, qui dès lors fut traité à Vienne par l'empereur Charles VI comme le futur héritier de l'Empire. C'est au milieu de ces brillantes perspectives que mourut le 27 mars 1729 le duc Léopold, tranquille sur l'avenir de sa race qu'il voyait déjà sur les marches d'un des trônes les plus augustes de l'Europe. C'était en grande partie le dévouement et la prudence de Le Febvre qui avaient ménagé à la maison de Lorraine une destinée aussi illustre.
Source : Gallica

Gaston de Faultrier Allocution de M. le bâtonnier. et éloge de Le Febvre (1868)

N'en voulons pas au duc Léopold ni à Le Febvre, son fidèle ministre, s'ils ont lutté de toutes leurs forces contre l'attraction de l'unité française dont nous sommes si fiers aujourd'hui, et s'ils ont prolongé le plus longtemps qu'ils ont pu la glorieuse agonie d'une nationalité plusieurs fois séculaire. Sans doute le trône s'est écroulé; les institutions ont changé; deux peuples presque toujours ennemis n'en font plus qu'un seul aujourd'hui; le temps a effacé les haines et les dissentiments
Source : Gallica

Gaston de Faultrier Allocution de M. le bâtonnier. et éloge de Le Febvre (1868)

Mais l'éloge de Le Febvre a sa place aussi dans cette enceinte. Né à une époque où le nom de son pays envahi par les armées étrangères avait été rayé de la carte de l'Europe, il trouva dans l'exercice de la profession d'avocat le moyen de se rendre utile à ses concitoyens et de satisfaire dignement à la loi du travail imposée à tous, sans blesser sa conscience ni violer la fidélité qu'il avait gardée à sa patrie et à ses princes.
Source : Gallica

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