Georges Berr

Georges Berr

Résumé

Portrait de Georges Berr Georges Berr Madame Flirt : comédie (1903)

LA CERDA.
Ah! toutes... toutes!... Vous, la grâce même, comment vous en refuser une ?
MADAME BOULOT.
A demain, mon loup !
Elle sort.
LA CERDA, seul.
Voyons, voyons... (Déclamant.) Oui, le coup de foudre est possible ! Il est même inévitable! L'amour éclate d'un coup et sa fleur croît tout épanouie!... On voit, on aime !...
PAUL, entrant.
Qu'est-ce que vous faites là, maître?
LA CERDA.
Je repasse ma conférence.
PAUL.
Ça a l'air de vous troubler diablement!
LA CERDA.
Ah ! c'est que, pour la première fois, je vais tirer de moi-même ce que j'ai à dire... J'ai peur de bafouiller!...
Source : Gallica

Portrait de Georges Berr Georges Berr Madame Flirt : comédie (1903)

FERNANDE.
Pas encore, mais il regarde.
MARCELLE.
Tu as raison. Aujourd'hui même, La Roche-Tesson aura son congé. C'est devenu nécessaire... nécessaire!...
FERNANDE.
A la bonne heure... donne-toi du courage.
MARCELLE.
Je ne sais pas pourquoi je m'en fais un monde. Dire à quelqu'un qu'on n'aime pas et qui ne vous aime pas que tout est fini, c'est facile, il me semble.
FERNANDE.
Très facile.
MARCELLE.
D'autant plus que mon mari est loin de m'être indifférent : il est occupé, mais je l'aime, et quand j'aurai enterré cette absurde aventure, je te jure bien que je ne recommencerai pas.
Source : Gallica

Portrait de Georges Berr Georges Berr Madame Flirt : comédie (1903)

MARCELLE.
Rompu ?
ANCELIN.
Oui.
MARCELLE.
Il ne faut pas rompre avec Jacques... Il ne faut pas repousser Fernande... Tu te méprends sur ton devoir.
ANCELIN.
Tu prends leur parti, toi ?
MARCELLE.
Ça t'étonne ? N'es-tu pas allé chez Fernande ? Ne lui as-tu pas tendu la main ?
ANCELIN.
Je voulais bien lui accorder ma pitié, mon affection même... pas mon estime.
MARCELLE.
Ton estime, mais elle la mérite... Comprends-moi, Louis ! Pour juger une faute, il ne suffit pas de la connaître, il faut savoir comment et pourquoi elle a été commise.
Source : Gallica

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