Georges Dairnvaell

Résumé

Georges Dairnvaell Histoire du royaume des lanternes (1842)

Messieurs, le droit divin a triomphé ; par la grâce de Dieu, je suis redevenu roi des Lanternes, et je remonte sur le trône de mes pères avec le généreux appui de nos amis les ennemis.
CATACOUA.
Vive le droit divin, les dîmes et les
corvées!
SIMPLE-FINOT.
Je sais, Messieurs, que les habitants de
mon royaume sont très-éclairés, tellement éclairés qu'ils en sont devenus presque aveugles. Cependant, comme je veux mon bonheur et celui de mon peuple, je désire lui rendre la liberté qu'il a perdue sous le règne de l'ogre-usurpateur, c'est pourquoi j'invente la Pancarte.
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire du royaume des lanternes (1842)

DE LA MENDICITÉ.
Dans le royaume des Lanternes, la mendicité n'est permise qu'aux princes et aux grands de l'État ; c'est chez eux un privilége, tandis que c'est un crime chez les pauvres. Au fait, c'est juste.
On couronne les conquérants, On condamne les voleurs,
et cela par une raison bien simple : c'est que s'emparer d'une province est faire en grand ce qu'un filou fait en petit. La raison du plus fort est toujours la meilleure.
Un jour Naïf eut l'idée de publier une brochure sur la mendicité.
Source : Gallica

Georges Dairnvaell Histoire du royaume des lanternes (1842)

L'électeur qui vend son vote fait rejaillir sa honte sur le corps électoral tout entier, car il est cause de la nomination d'un homme qui ne représente que des intérêts privés et que le peuple renie pour son représentant.
Quant au reste, pourquoi me donneraisje la peine de vouloir le prouver? Ceux qui voient clair verront que Naïf appréciait avec justice ; les aveugles ne pourront être éclairés, et ceux qui ferment leurs yeux à la lumière ne m'entendront pas.
Source : Gallica

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