Résumé

Gilbert Montain Discours sur quelques parties de l'hygiène publique et privée… (1832)

Les Spartiates, qui portèrent jusqu'au fanatisme l'amour de la patrie, ne songeaient qu'à élever des hommes vigoureux: ils voulaient perpétuer un peuple de héros ; aussi repoussaient-ils de la vie celui qui naissait avec une organisation faible ou imparfaite, et alors des magistrats ou les parents eux-mêmes prononçaient cette exclusion, qui était un arrêt de mort. Cette barbare coutume, fille tout à la fois de l'erreur et de l'amour de la patrie, ne pouvait résister aux lumières de l'expérience et à un juste retour vers les lois de la nature.
Source : Gallica

Gilbert Montain Discours sur quelques parties de l'hygiène publique et privée… (1832)

Mais pour que l'intelligence puisse accomplir le but qui lui est assigné par la nature, il faut qu'elle se développe et qu'elle se nourrisse d'éléments propres à l'entretenir, à la perfectionner , il faut qu'une sorte d'hygiène morale la dirige, non seulement depuis sa naissance, mais jusqu'au terme de la vie. Aussi dans tous les temps les législateurs ont créé des lois propres à établir une sorte d'harmonie dans les facultés intellectuelles, afin de prévenir les écarts de l'imagination, les désordres des passions, et de comprimer les penchants dangereux pour l'ordre social.
Source : Gallica

Gilbert Montain Discours sur quelques parties de l'hygiène publique et privée… (1832)

Qui le croirait cependant, qu'au milieu d'un siècle éblouissant de lumière et de "Vérité, on aurait pu voir surgir une théorie qui, sous le voile d'une sorte de philanthropie, aurait placé la plus monstrueuse des erreurs, la séparation des familles, comme pour plonger l'état social dans un nouveau chaos, rêverie insensée qui outrage la nature, insulte à l'intelligence humaine, intelligence qui tend à conserver et non pas à détruire, qui tend à avancer et non pas à rétrograder.
Source : Gallica

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