Résumé

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert L’Éducation sentimentale, éd. Conard… (1869)

Au-dessus de la boutique d’Arnoux, il y avait au premier étage trois fenêtres, éclairées chaque soir. Des ombres circulaient par derrière, une surtout, c’était la sienne ; et il se dérangeait de très loin pour regarder ces fenêtres et contempler cette ombre.
Une négresse, qu’il croisa un jour dans les Tuileries tenant une petite fille par la main, lui rappela la négresse de Mme Arnoux. Elle devait y venir comme les autres ; toutes les fois qu’il traversait les Tuileries, son cœur battait, espérant la rencontrer. Les jours de soleil, il continuait sa promenade jusqu’au bout des Champs-Élysées.
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Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert L’Éducation sentimentale, éd. Conard… (1869)

Toutes riaient, joyeuses de son embarras ; croyant qu’on s’en moquait, il s’enfuit ; et, comme Frédéric avait l’argent, Deslauriers fut bien obligé de le suivre.
On les vit sortir. Cela fit une histoire qui n’était pas oubliée trois ans après.
Ils se la contèrent prolixement, chacun complétant les souvenirs de l’autre ; et, quand ils eurent fini :
— C’est là ce que nous avons eu de meilleur ! dit Frédéric.
— Oui, peut-être bien ? c’est là ce que nous avons eu de meilleur ! dit Deslauriers.
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Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert L’Éducation sentimentale, éd. Conard… (1869)

Des deux côtés de la rivière, des bois s’inclinaient jusqu’au bord de l’eau ; un courant d’air frais passait ; Mme Arnoux regardait au loin d’une manière vague. Quand la musique s’arrêta, elle remua les paupières plusieurs fois, comme si elle sortait d’un songe.
Le harpiste s’approcha d’eux, humblement. Pendant qu’Arnoux cherchait de la monnaie, Frédéric allongea vers la casquette sa main fermée, et, l’ouvrant avec pudeur, il y déposa un louis d’or.
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