Résumé

Portrait de Havelock Ellis Havelock Ellis Confession sexuelle d’un Russe du Sud

Il ne suffit pas qu’il y ait auprès de moi une femme, jolie et appétissante ; la vue de la plus jolie, de la plus charmante femme si elle est habillée avec décence et a un maintien honnête, ne me suggère jamais le désir de coïter avec elle, ne provoque jamais chez moi une érection. Pour que l’appétit vénérien se réveille chez moi, il est absolument nécessaire que la femme se comporte d’une manière provocante, que j’entende des paroles lascives, que je voie des nudités ou bien que je sois sous l’impression d’une lecture érotique, d’une conversation obscène toutes fraîches.
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Je suis constitué, en effet, de telle façon que c’est par l’imagination que je reçois la plus forte excitation sexuelle. Les images mentales ont sur moi, à cet égard, autant et plus d’action que les images physiques. Mais ce n’est pas tout à fait de l’autoérotisme : enfermez-moi entre quatre murs et l’obsession sexuelle m’abandonnera bientôt. Mon imagination, pour travailler dans la direction érotique, a toujours besoin d’un stimulus extérieur : vue des organes sexuels de la femme, vue d’un dessin obscène, lecture pornographique, conversation grivoise.
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Comment pouvons-nous admettre la nécessité et la pérennité de la religion, si chez nous toute la société instruite, la fleur et l’élite de la nation, un million d’individus ou davantage, vit sans éprouver le moindre besoin des croyances religieuses ? À ce point de vue, le Russe typique ce n’est pas l’excentrique Tolstoï, mais bien Kropotkine qui, pendant sa longue existence, a médité sur une foule de choses, mais jamais sur Dieu, ni sur l’âme.
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