Résumé

Henri Affre Simples récits historiques sur Espalion (1850)

Ils ne laissaient sur leur passage ni une maison sans la piller, ni un château sans le brûler, ni un seigneur sans le rançonner , ni un mercadier sans le tuer, ni une femme sans la violer. La terreur était partout. On n'entendait parler que de nobles , de bourgeois, de chevaliers, de colons, de vieillards, d'enfans égorgés
sans pitié. Les plus licencieux et les plus cruels étaient les premiers parmi ces brigands. Au nombre des localités qui furent les victimes de leurs sauvages fureurs, il faut compter Espalion. L'époque précise à laquelle notre ville tomba en leur pouvoir nous est inconnue.
Source : Gallica

Henri Affre Simples récits historiques sur Espalion (1850)

Plus loin derrière Saint-Côme, nous voyons se développer sur une seule ligne, comme des soldats rangés en bataille, une longue suite de maisons, que la tour de l'ancien château placé à droite et qui les domine, semble passer en revue. C'est le village de Mandailles dont le nom est proverbial dans le pays : on dit d'une personne trop lente à terminer une affaire, Qu'elle est longue comme Mandailles.
Source : Gallica

Henri Affre Simples récits historiques sur Espalion (1850)

La condition du peuple de la ville et celle des habitans de la campagne ne pouvaient être pire.* Après avoir péniblement déposé dans le sillon le grain que la Providence devait y féconder, le laboureur ne pouvait pas le moins du monde compter sur le fruit de ses travaux; le commerçant ne trafiquait point en sûreté; le domicile n'était pas un asile inviolable; la morale publique avait souvent à rougir; les exactions étaient intolérables; rien n'était aisé comme le crime aux maîtres qui n'eurent presque jamais d'autre mobile qu'un despotisme sans frein ou une rapacité insatiable.
Source : Gallica

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