Résumé

Henri-Albert Potiquet Chateaubriand, l'anatomie de ses formes et ses amies… (1912)

Chacune des sciences qui traitent de l'homme ne le fait connaître que sous l'un de ses aspects, donc d'une manière incomplète. N'accepter pour guide que l'une d'elles, c'est s'exposer à faire fausse route, à moins qu'on ne se résigne, par prudence, à piétiner sur place. « Tout est dans tout », disait ce malin de Spinoza qui, par cette formule simple et vaste, était assuré de ne rien oublier. Et, de fait, quelques rudiments de zootechnie applicables à l'homme viennent d'expliquer, croyons-nous, certain côté de Chateaubriand.
Source : Gallica

Henri-Albert Potiquet Chateaubriand, l'anatomie de ses formes et ses amies… (1912)

Son christianisme, surtout de surface, aura l'aspect et la fragilité du plaqué.
Cependant, chez lui, comme chez Chamfort, une veine d'amer pessimisme jaillit de la source même des voluptés, — nescio amari aliquid. — ; mais, si Chamfort persifle le mariage, qu'il ignore, en phrases brèves et acérées, Chateaubriand, dans ses Mémoires, invective contre les justes noces, qu'il connaît trop, avec solennité et âpreté. A chacun son tour d'esprit et partant sa manière. « Que voulez-vous, disait Chateaubriand à M. de Marcellus, on ne m'a jamais appris à rire. »
Source : Gallica

Henri-Albert Potiquet Chateaubriand, l'anatomie de ses formes et ses amies… (1912)

Bref, Chateaubriand était, anatomiquement, de complexion amoureuse, ce qui explique ses ardeurs folles et follement tardives, les excuse en partie, — pourquoi, diable ! le bon Dieu lui avait-il fait les jambes si courtes? — mais ce qui ne les justifie pas. La moitié supérieure de notre individu ne doit pas obéir sans contrôle aux tumultueuses révoltes de la moitié inférieure ; elle possède en elle-même, à quelque degré, les
surtout sur les grand'routes, au hasard des rencontres, — « trop de putains », lui écrivait Flaubert, — et qui mourut de paralysie générale.
Source : Gallica

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