Résumé

Histoire populaire de la terreur blanche… (1873)

Dans un pays généreux comme le nôtre, où le courage personnel est une vertu commune à tous, où la gloire, si mal comprise qu'elle soit, a assez de prestige pour faire oublier momentanément ce qu'elle coûte de sang et de liberté, Louis XVIII, avec son drapeau blanc et ses institutions monarchiques abhorrées, ne pouvait lutter contre le souvenir du vainqueur de cent batailles.
Bonaparte avait fait la France grande, puissante, maîtresse de l'Europe ; les Bourbons la refaisaient réduite et soumise à l'étranger : comment ne pas prévoir et comprendre ce qui allait arriver ?
Source : Gallica

Histoire populaire de la terreur blanche… (1873)

Si l'Empire était moralement vaincu, il n'était pas encore complétement terrassé. Pendant le répit qui lui fut nécessairement laissé, Bonaparte avait fait les plus gigantesques armements. Tant que la France aurait dans ses veines une goutte de sang, il comptait bien l'employer à son profit. Peu lui importait que la nation pérît ; ce qu'il voulait, c'était sauver son trône. Aussi avait-il levé par avance plusieurs classes de la conscription et conduit en Allemagne une armée relativement nombreuse.
Source : Gallica

Histoire populaire de la terreur blanche… (1873)

Certes, c'était une belle, une grande armée que celle avec laquelle Bonaparte franchit le Niémen les 23, 24 et 25 juin 1812 ! Il avait pris à la France tout ce qui lui restait de sang et d'argent ; mais il faut bien dire que la chair à canon lui coûtait peu. Ce qui importait avant tout et par-dessus tout, c'est que ce véritable fléau de l'Europe pût satisfaire sa vaste ambition et courir à la réalisation de ses projets chimériques, en semant partout sur son passage la dévastation, la ruine et la mort.
Source : Gallica

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