Résumé

Étienne Lehodey de Saultchevreuil Histoire de la régence de l'impératrice Marie-Louise et des deux gouvernemens provisoires… (1814)

Quoiqu'on en puisse dire, l'humanité y gagne. C'est d'après ce principe, sans doute, que les Romains surent un gré infini à Syllade son abdication. Pourquoi ne pas imiter cet exemple pour Buonaparte ? En examinant de près les deux personnages, ils se ressemblent sous plus d'un rapport. Sylla, même en temps de paix, fut plus cruel encore envers ses concitoyens, frappa plus de victimes et répandit plus de sang que Buonaparte ; mais aussi le Romain ne fut pas, comme le Corse, eu temps de guerre, le fléau de sa patrie et le bourreau de toute la jeunesse.
Source : Gallica

Étienne Lehodey de Saultchevreuil Histoire de la régence de l'impératrice Marie-Louise et des deux gouvernemens provisoires… (1814)

Revenons à notre moderne Iphigénie ; elle paraît sur l'horizon français, brillante comme l'aurore du plus beau jour du printemps : elle est accueillie avec enthousiasme par le peuple ; partout l'on s'empresse de joncher de fleurs les chemins par où elle passe, de lui faire des offrandes, de lui exprimer, de la manière la plus sensible et la plus délicate, la satisfaction et la joie que l'on ressent de posséder en elle un gage certain d'une alliance durable entre la France et l'Allemagne ; enfin on voit en elle un ange tutélaire qui vient apporter la paix à l'Europe.
Source : Gallica

Étienne Lehodey de Saultchevreuil Histoire de la régence de l'impératrice Marie-Louise et des deux gouvernemens provisoires… (1814)

ACTES DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE.
ADRESSE AUX ARMES FRANCAISES. Paris, 2 avril 1814.
Soldats,
La France vient de briser le joug sous lequel elle gémit avec vous depuis tant d'années.
Vous n'avez jamais combattu que pour la patrie, vous ne pouvez plus combattre que contre elle, sous les drapeaux de l'homme qui vous conduit.
Voyez tout ce que vous avez souffert de sa tyrannie, vous étiez naguères un million de soldats, presque tous ont péri ; on les a livrés au fer de l'ennemi sans subsistances, sans hôpitaux ; ils ont été condamnés à périr de misère et de faim.
Source : Gallica

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