Résumé

Jean Sabbatier Petite conversation entre M. Gaspard… (1849)

M. Gaspard : La République est le meilleur gouvernement pour les honnêtes gens, pour ceux qui veulent vivre en travaillant; mais pour ceux qui veulent des places, qui veulent vivre sans rien faire aux dépens de tout le monde, pour les usuriers, les banquiers qui volent l'Etat, qui volent les particuliers, la République est un mauvais gouvernement, parce qu'elle empêche de voler, parce qu'elle est l'ennemi des fainéants et gourmands, voila pourquoi ils veulent la renverser.
Source : Gallica

Jean Sabbatier Petite conversation entre M. Gaspard… (1849)

La nation, dont l'élan est tout, ne s'est pas levée alors comme un seul homme ; on ne se lève ainsi que pour défendre son clocher, sa maison, sa femme, ses enfants, et non un Empereur; la nation, au contraire, et je l'en blâme, s'est montrée tout aussi facile à abandonner Napoléon qu'elle s'était montrée prompte à se faire un prestige de ses victoires , comme si la première vertu d'un homme d'État était de ravager la terre.
Source : Gallica

Jean Sabbatier Petite conversation entre M. Gaspard… (1849)

M. Gaspard : Eh bien ! dix fois cent mille francs font un million , et dix fois cent millions font un milliard. Or, tous les champs, tous les prés, toutes les vignes, tout ce qui est au soleil en France , forme ce qu'on appelle le domaine agricole de la France, et ce domaine est estimé 45 milliards. C'est un beau domaine, comme tu vois; ce qui le gâte un peu, c'est qu'il est endetté pour plus de la moitié de sa valeur. Le gouvernement, malgré les quinze ou dix-huit cents millions qu'il tire tous les ans de nos goussets, trouvé encore le secret de faire des dettes.
Source : Gallica

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