Jean Savina

Résumé

Jean Savina Notre vieux Quimper (1951)

On ne peut imaginer Quimper sans le Frugy, pas plus que Luchon sans sa montagne de Superbagnères, ni Brest sans sa rade. Autant que l'Odet et le Steïr, le cadre de collines granitiques qui de toutes parts entoure la capitale de la Cornouaille a maintenu à travers les siècles, en dépit des transformations de l'urbanisme, l'originalité vigoureuse de la vieille cité.
Le Frugy n'a qu'une altitude modeste (71 mètres) , cependant, vue du Champ-de-Bataille, sa masse paraît imposante, car la toison de verdure qui garnit le versant monte dans l'azur par la frange verticale des hautes frondaisons.
Source : Gallica

Jean Savina Notre vieux Quimper (1951)

Jusqu'en 1878, une rangée d'ormes bordait la rive gauche de l'Odet, au nord du Champ-de-Bataille. Le docteur Coffec proposa de l'abattre, disant que ces ormes nuisaient à la Perspective générale en masquant la montagne aux promeneurs du Parc. « Le rideau d'ormes, une fois éclairci ou entièrement abattu, l'oeil embrassera mieux l'ensemble du tableau : les splendides allées de Locmaria, la montagne en étages, admirable couronne de verdure mise par nos devanciers ou front de notre cité et pour laquelle nos visiteurs n'ont pas assez d'éloges ».
Source : Gallica

Jean Savina Notre vieux Quimper (1951)

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, et surtout pendant la guerre d'Amérique, la noblesse quimpéroise a fourni une pléiade d'officiers de marine. La ville de Quimper, qui ne comptait guère cependant que 7.000 âmes, faisait alors figure de capitale. Le séjour y était agréable l'hiver et la vie bon marché. « On y jouissait de la paix et de l'abondance », dit Cambry. Les établissements d'éducation, la vie de société, y appelaient la majeure partie de la noblesse des environs. Ceux qui ne pouvaient s'offrir le luxe d'un hôtel particulier tenaient à honneur d'y posséder au moins un pied-à-terre.
Source : Gallica

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