Résumé

Jean Vindex La belle dévote : roman anti-clérical (1881)

La tête haute, le geste solennel, elle so rapprocha de la dévote : — J'aime mon pauvre neveu presque à l'égal de mon Georges, dit-elle, l'accent ému. Hier, je l'ai conjuré avec larmes de rompre cette funeste chaîne. Rien n'y a fait : vous l'avez ensorcelé. J'en suis réduite à souhaiter sa mort, car j'ai désormais la certitude qu'une femme telle que vous lu traînera dans l'infamie, si ce n'est déjà fait.
Un sanglot monta à la gorge de madame Plancy et lui coupa la parole. La baronne d'Orsat joignit les mains, leva les yeux au ciel et soupira : — Vous me calomniez, madame, d'une manière atroce.
Source : Gallica

Jean Vindex La belle dévote : roman anti-clérical (1881)

Aglaé, mise au pied du mur, dit à demi-voix : — Un mioche, ça ne tient qu'à un fil. La bonne Vierge, à qui nous faisons une neuvaine, devrait bien nous inspirer quelque chose.
Césarine pressa convulsivement son front dans ses mains, en sanglotant : — Je vois bien que c'est fini : il faut renoncer à M. l'abbé Michard.
Et elle se tordait désespérée sur son lit. Aglaé, aussi alarmée que sa maîtresse paraissait l'être, se pencha vivement sur elle, l'étreignant dans ses bras pour la calmer : — Que madame n'aille pas se faire du mal avec tout ça.
Source : Gallica

Jean Vindex La belle dévote : roman anti-clérical (1881)

M. Rubel était assis sur son fauteuil, les jambes croisées, presque en face de madame d'Orsat, dans l'attitude d'un juge. Il darda sur la baronne un regard si aigu, si chargé de haine, qu'elle baissa les yeux en frissonnant. Cet homme l'épouvantait. M. d'Orsat étant rentré, dit à sa femme avec un accent sarcastique : — Sais-tu bien, ma chère amie, que je suis tenté de demander la dissolution de notre mariage? J'ai cru épouser une vierge immaculée, et non une veuve. Donc il y a erreur sur la personne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature