Résumé

Portrait de Jules Quicherat Jules Quicherat La rue et le château Hautefeuille à Paris (1882)

Arrêtons-nous d'abord à la conjecture proposée quant à l'origine du nom de Hautefeuille.
Un document très ancien, puisque c'étaient les premiers statuts du grand couvent des Cordeliers, aurait établi, nous dit Jaillot, l'existence d'un lieu planté de grands arbres, à proximité du monastère, qui s'appelait « la Haute-Feuillée ». Assurément, si le fait était prouvé, il serait difficile de n'en pas reconnaitre la valeur. Mais quels sont ces premiers statuts du grand couvent des Cordeliers?
Source : Gallica

Portrait de Jules Quicherat Jules Quicherat La rue et le château Hautefeuille à Paris (1882)

Le donjon destiné à défendre la terre du roi, entre les deux abbayes fortifiées de Sainte-Geneviève et de Saint-Germain, fut planté sur le sol qui recouvrait les ruines du légendaire château de Hautefeuille.
Le nom de Hautefeuille était un nom sinistre. Il fut évité comme appellation d'un donjon royal si voisin du palais qu'il en était presque une dépendance ; mais l'usage populaire conserva ce nom à l'un des chemins qui conduisaient au donjon. La rue Hautefeuille se trouve être ainsi l'une des plus anciennement dénommées de Paris.
Source : Gallica

Portrait de Jules Quicherat Jules Quicherat La rue et le château Hautefeuille à Paris (1882)

Jaillot, l'auteur classique pour la topographie parisienne, dit dans sa description du quartier Saint-André-des-Arts, à propos de la rue Hautefeuille : « Il y auroit plus que de la simplicité à tirer l'étymologie du nom de cette rue du château de Hautefeuille, qu'on prétend avoir appartenu à un petit-neveu de Charlemagne, moins connu dans l'histoire que dans les romans1. »
Source : Gallica

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