Jules Rémy,
Ka Mooolelo Hawaii. Histoire de l'archipel hawaiien…
(1862)
“ Voici encore : il y avait souvent des guerres dans l'antiquité; les citoyens, craignant d'être massacrés, désiraient vivement un chef qui les rendit victorieux. Et quand ce chef était vainqueur, le peuple le craignait et adorait ce dit chef comme on adore un dieu. Cette habitude qu'avaient les hommes de s'attacher à la suite des chefs faisait que les chefs avaient beaucoup de gardiens, beaucoup d'amis, beaucoup d'enfants adoptifs, beaucoup de serviteurs, beaucoup de commensaux, beaucoup de prêtres, beaucoup de favoris, beaucoup de femmes, beaucoup de gardes et de soldats. ”
