Jérôme Paturot

Résumé

Jérôme Paturot Le coq du clocher. Tome 2 (1846)

Gérenflot, prends ma plus belle casquette.
— La voici, Monsieur Evariste. — Ma plus belle vareuse.
— La voici.
— Quant à la pipe, poursuivit Graindorge , celle-ci est l'idéal du genre; elle a l'haleine douce comme celle d'un enfant. Jamais d'humeur, jamais de caprice : c'est le caractère le plus égal que j'aie jamais connu. Et culottée!... il faut voir avec quel art, avec quel soin ! J'y ai employé le souffle de mes plus belles années. Pourtant il faut renoncer à tout cela : la grandeur ne se donne pas, elle s'achète.
Source : Gallica

Jérôme Paturot Le coq du clocher. Tome 2 (1846)

On a, pour ces occasions, des habits dont le temps n'a point terni le lustre et qui attestent par quelques plis qu'on ne les déploie guères qu'aux grands jours. Si le costume apporté du pays natal n'est pas complet, Paris est là pour fournir un supplément ; de sorte qu'il s'opère dans l'ensemble un mélange harmonieux de goûts et de modes. C'est l'alliance du primitif et du moderne, se tempérant l'un l'autre. Les délégués de Saint-Sylvain ne dérogeaient point à cette loi, et Graindorge pouvait être fier du bataillon qui marchait sous ses ordres.
Source : Gallica

Jérôme Paturot Le coq du clocher. Tome 2 (1846)

Le général se retourna vers la marquise comme un sanglier blessé se retourne du côté de l'épieu. La manoeuvre avait réussi ; Gabrielle était sauvée; il ne s'agissait plus que de soutenir le choc et de prolonger le combat.
— Un trône ! répondit le vieux gentilhomme avec une vivacité mêlée de colère, vous appelez ceci un trône! c'est y mettre de la générosité, ma soeur.
— Mais comment voulez-vous que je le nomme? reprit la marquise, attisant le feu à dessein. Qui dit roi, dit trône : l'un ne va pas sans l'autre.
Source : Gallica

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