P.-G. Drevet, Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)
“ Suis-je seul lorsque la foudre colore les nuages et que le tonnerre me lance les éclats de sa formidable voix? Suis-je seul lorsque le vent m'apporte les murmures des mille cascades du torrent? Suis-je seul lorsque la corneille, la grive, le merle, le pivoine et l'alouette me gazouillent leurs chansons d'amour? Seul. Moi, seul ! Croyezmoi, madame, il faut avoir le coeur bien vide pour sentir l'isolement dans la solitude. — Ma foi, dit Isidore, vous me faites de la vie champêtre une si séduisante peinture, qu'il me prend fantaisie d'adopter votre genre d'existence. ”
