Résumé

P.-G. Drevet Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)

Suis-je seul lorsque la foudre colore les nuages et que le tonnerre me lance les éclats de sa formidable voix? Suis-je seul lorsque le vent m'apporte les murmures des mille cascades du torrent? Suis-je seul lorsque la corneille, la grive, le merle, le pivoine et l'alouette me gazouillent leurs chansons d'amour? Seul. Moi, seul ! Croyezmoi, madame, il faut avoir le coeur bien vide pour sentir l'isolement dans la solitude.
— Ma foi, dit Isidore, vous me faites de la vie champêtre une si séduisante peinture, qu'il me prend fantaisie d'adopter votre genre d'existence.
Source : Gallica

P.-G. Drevet Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)

C'est le plan le plus vaste qui ait jamais été conçu par aucune secte philosophique , car il ne tend à rien de moins qu'à asseoir l'humanité sur des bases toutes nouvelles, en soumettant ses actions et ses pensées au creuset du plus pur éclectisme, autrement dit, à l'empire exclusif de la raison, de la logique et du bon sens.
— Hélas! dit Isidore, vous prêchez un converti ; j'adhère de coeur à votre généreuse tentative; seulement, je crains beaucoup que le résultat ne réponde pas à votre attente. Moi aussi, j'ai voulu soumettre les actes et les croyances de l'humanité au joug de la raison.
Source : Gallica

P.-G. Drevet Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)

Le froid commençant à se faire sentir, Isidore s'occupa des provisions de bois. Quand il crut en
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avoir amassé une quantité suffisante, il en disposa une partie en bûcher et y mit le feu, après quoi la baronne et lui prirent place autour du foyer.
Aucune langue humaine ne saurait rendre l'impression de mélancolie qu'on ressent lorsqu'on se trouve ainsi, la nuit, à quelques mille pieds au-dessus de la plaine, seul en face de la silencieuse majesté de la terre et des innombrables globes qui gravitent, comme elles, dans l'infini.
Source : Gallica

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