Isidore Prodige

Définition et enjeux

P.-G. Drevet,  Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)

“ Isidore avait eu l'occasion d'inspecter sa main ; ses doigts étaient pointus, ses ongles beaux et brillants , son mont de Vénus superbe, sa ligne de coeur magnifique, celle de tète admirable, celle de chance merveilleuse. Enfin, jamais créature plus accomplie n'avait paru sur notre terre imparfaite. Aussi Prodige en devint-il éperdûment amoureux, mais d'un amour platonique , comme il convient qu'on aime un objet céleste. ”
Source : Gallica

P.-G. Drevet,  Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)

“ Isidore revient à la philosophie et se fait arabe.
En se retrouvant sur le sol natal, Prodige se livra à de sérieuses réflexions qui le conduisirent à être persuadé que toutes ses tribulations étaient dues à l'abandon de ses anciens principes philosophiques. Le résultat des raisonnements auxquels il se livra en cette circonstance, fut que la société européenne était infiniment trop corrompue pour que l'homme y pût trouver le bonheur, et qu'on ne devait espérer le rencontrer qu'au sein des peuplades que la civilisation n'est pas encore parvenue à gâter.
”
Source : Gallica

P.-G. Drevet,  Histoire des jeunes années d'Isidore Prodige (1863)

“ Isidore renonce à la philosophie. Conclusion.
Dès que M. Prodige père reçut l'épître de son fils, il courut le trouver à l'hôpital et se jeta dans ses bras. Après les questions d'usage sur les santés respectives, on se conta mutuellement ses aventures. Les faits et gestes de M. Prodige fils nous sont connus ; quant à ceux de M. son père, ils sont extrêmement simples. Marchand de fromage de son état, l'excellent homme avait continué à vendre des Brie, des Hollande et des Gruyère, après le départ d'Isidore, comme il était accoutume de le faire avant.
”
Source : Gallica

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