Résumé

Le Château de Brosse (Indre), chronique féodale… (1861)

Brosse , où régnait le silence et l'obscurité, retentit tout à coup d'un bruit épouvantable : une lueur blanchâtre apparut dans les airs, on vit au milieu l'ombre d'Almodis errante sur les tours et les murailles, et l'on vit les herbes desséchées courber et frémir sous ses pas. Depuis ce temps, tous les jours, à minuit sonnant, elle fait le tour de l'enceinte du château, Et quand la foudre éclate sur nos têtes , Vous entendez ses sourds gémissements Se mêler au bruit des tempêtes Et murmurer avec les vents.
Source : Gallica

Le Château de Brosse (Indre), chronique féodale… (1861)

Le donjon, tour immense perchée sur la sommité la plus élevée, domine tout le reste, comme le géant de la forêt qui élève son front superbe au-dessus des autres arbres. Retiré dans la tour carrée auprès du donjon, Boson, dévoré par le chagrin que lui avait occasionné la perte de son armée devant Brosse, vivait isolé et solitaire, donnant à peine quelques instants de conversation aux officiers qui venaient le voir pour affaires indispensables ; une fièvre lente le consumait, et, couché sur son lit de douleur, il appelait la mort à tous moments.
Source : Gallica

Le Château de Brosse (Indre), chronique féodale… (1861)

Un seul ne peut fermer les yeux, c'est en vain, qu'agité sur sa couche solitaire, il appelle le calme dans son cœur, l'image d'Almodis est sans cesse devant ses yeux, et sa voix prononce sans cesse ce nom chéri. Depuis longtemps l'horloge de la tour avait sonné lentement les douze heures du milieu de la nuit, et Lucifer, avant-coureur de l'aurore se levait au bord oriental de l'horizon, lorsqu'enfin, n'y pouvant plus tenir, Hélie sort de son gîte, sans trop savoir où porter ses pas.
Source : Gallica

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