Louis Boivin, J. Janin (par L. Boivin) (1841)
“ Au sortir du collège, où il venait d'achever ses études, Janin se trouva dans les bras de sa grand'tante, cette bonne femme octogénaire dont il parle avec tant d'amour et de respect, qu'il nous la fait aimer et respecter comme notre propre mère, et qu'il peint avec une sensibilité si vive que nous la reconnaîtrions à première vue, si elle vivait encore, nous tous qui ne l'avons jamais vue. A l'âge où, chez les natures vulgaires, le coeur est déjà glacé par le froid de la mort, elle venait, cette femme si aimante et si aimée, pleurer, se réjouir et souffrir avec l'enfant de son amour. ”
