Louis Boivin

Résumé

Louis Boivin J. Janin (par L. Boivin) (1841)

Au sortir du collège, où il venait d'achever ses études, Janin se trouva dans les bras de sa grand'tante, cette bonne femme octogénaire dont il parle avec tant d'amour et de respect, qu'il nous la fait aimer et respecter comme notre propre mère, et qu'il peint avec une sensibilité si vive que nous la reconnaîtrions à première vue, si elle vivait encore, nous tous qui ne l'avons jamais vue. A l'âge où, chez les natures vulgaires, le coeur est déjà glacé par le froid de la mort, elle venait, cette femme si aimante et si aimée, pleurer, se réjouir et souffrir avec l'enfant de son amour.
Source : Gallica

Louis Boivin J. Janin (par L. Boivin) (1841)

Il est impossible de ne pas aimer Christophe avec Prosper; de ne pas s'asseoir avec lui, sur les bords du Rhône, à l'ombre de quelque arbre ou de quelque haie, pour lire avec lui ses poètes favoris de la Grèce et de Rome ; impossible de ne pas sentir dans son coeur le contre-coup dé toutes les privations que le bonhomme supporte avec ce courage de la résignation cent fois plus grand que le courage des batailles. Janin a fait son frère ignorantin si beau, qu'on se prend presque à lui envier ses bas troués, son chapeau ignoble et son pauvre manteau râpe.
Source : Gallica

Louis Boivin J. Janin (par L. Boivin) (1841)

C'est la critique frondeuse et tranchante du jeune homme qui déshabille de leurs brillans oripeaux tous les vices qui lui tombent sous la main, qui s'indigne contre tous les abus qui se rencontrent sur sa route. On ne reconnaît pas, dans cette ardente diatribe, l'homme qui se sent si heureux d'être au monde, l'optimiste souriant qui regarde la vie à travers des lunettes roses. Evidemment, Janin était plus jeune alors qu'aujourd'hui. Le scepticisme ne lui avait pas encore appris la tolérance.
Source : Gallica

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