Auguste Bussière

Résumé

Auguste Bussière Revue des Deux Mondes

Voilà qui devrait bien marquer aux yeux des femmes la différence de l’amour-passion et de la galanterie, de l’ame tendre et de l’ame prosaïque. Dans ces momens décisifs, l’une gagne autant que l’autre perd... Dès qu’il s’agit des intérêts trop vifs de sa passion, une ame tendre et fière ne peut pas être éloquente auprès de ce qu’elle aime... L’ame vulgaire, au contraire, calcule juste les chances de succès... et, fière de ce qui la rend vulgaire, elle se moque de l’ame tendre, qui, avec tout l’esprit possible, n’a jamais l’aisance nécessaire pour dire les choses les plus simples...
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Auguste Bussière Revue des Deux Mondes

« Lorsque nous trouvons du plaisir à voir une chose avec une utilité pour nous, nous disons qu’elle est bonne ; lorsque nous trouvons du plaisir à la voir, sans que nous y démêlions une utilité présente, nous l’appelons belle. » Tout au rebours, M. de Stendhal, nous le savons déjà, ne voit dans le beau que la saillie de l’utile. S’il considère la beauté par rapport à lui qui la contemple, il la définit une promesse de bonheur, une aptitude à donner du bonheur, une promesse d’un caractère utile à son ame.
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Auguste Bussière Revue des Deux Mondes

Il a vu dans l’Italien l’homme qui marche le plus sûrement vers l’art d’être heureux ; dans le Français, il ne voit guère que l’homme qui se trompe le plus gaiement sur ce sujet capital. Le trait dominant du caractère Italien paraît être à ses yeux l’énergie et l’abandon sincère de la passion : « Ici, les gens ne passent point leur vie à juger leur bonheur. Mi piace, ou non mi piace, est la grande manière de décider de tout. » Dans sa manière rapide de raisonner, il vous dira : « De là le génie pour les arts, de là aussi l’absence de ridicule et, par suite, de comédie. »
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