Louis Morisot

Résumé

Louis Morisot Le cheval d'artillerie (1910)

J'ai toujours vu le cheval berrichon avec de l'ampleur, de l'encolure, un dessus assez bien soutenu, de bons membres aux attaches solides, aux aplombs réguliers. Près de terre, le cheval berrichon a l'avant-bras long, la cuisse bien gigotée, le genou et le jarret bien descendus, les canons courts. A cela il ajoute une croupe un peu trop ovalée, mais bien musclée. Il a donc tout ce qu'il faut pour tirer. Et j'estime qu'en choisissant ceux qui ont le plus de taille, on pourrait trouver dans cette variété, au moment de la mobilisation, des ressources qui ne seraient pas à dédaigner.
Source : Gallica

Louis Morisot Le cheval d'artillerie (1910)

Du reste, dans l'élevage du cheval anglo-normand, il ne faut jamais perdre de vue que, par suite de l'infusion du pur sang anglais, on a toujours cherché a affiner la race, à lui donner de la noblesse, du sang et des lignes. On a cherché surtout à faire le beau carrossier et le cheval de selle, sujets tenant le milieu entre le bréviligne et le médioligne. Mais ces chevaux-là sont chers, et les remontes n'ont pas toujours les meilleurs.
Il faut bien se garder aussi de croire que les chevaux anglo-normands dont la cavalerie ne veut pas sont bons pour l'artillerie.
Source : Gallica

Louis Morisot Le cheval d'artillerie (1910)

Un bon attelage d'artillerie devrait toujours être composé de deux chevaux à peu de chose près semblables : même puissance musculaire, même taille, membres équivalents, et surtout même degré de sang. Et cette ressemblance devrait être assez accusée pour permettre à chacun des chevaux de l'attelage de pouvoir être tour à tour porteur ou sous-verge, et surtout de fournir à peu près le même effort sous la même dépense.
Un porteur est blessé au garrot, sur le dos, sur le rein ; on s'aperçoit qu'il fatigue, qu'il baisse d'état, vite on le passe à droite, à la place du sous-verge.
Source : Gallica

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