Résumé

Léon Chatel Culture et industrie du manioc… (1906)

A La Réunion, aucune maladie sérieuse n’a été constatée sur le manioc; seule, la chenille noire du maïs, « Hadema littoralis », attaque les jeunes tiges à peine sorties de terre et les coupe au ras du sol. Cette chenille identifiée par M. Bordage, directeur du Museum de Saint-Denis, est rase, d’un gris foncé avec quelques taches noires, une surtout bien marquée dans le voisinage de la tête ; elle a été décrite par Boisduval ; ajoutons que le mal occasionné a été jusqu’ici presque sans importance. Quelquefois aussi, à l’époque de la récolte, les rats creusent le sol et mangent les racines.
Source : Gallica

Léon Chatel Culture et industrie du manioc… (1906)

Le Manioc, ou Jatropha Manihot, appartient à la famille des Euphorbiacées, série des Jatrophées ; c’est un arbrisseau dont la hauteur varie de 1 mètre à 3 mètres, suivant les variétés considérées ; ses racines accumulent, pendant la vie, d’énormes quantités de fécule, utilisée soit dans l’industrie pour la préparation de la fécule et du tapioca, soit directement pour l’alimentation des hommes et des animaux.
Toutes les variétés connues à La Réunion paraissent appartenir au Manihot Edulis, vulgairement Manioc doux ; la variété utilissima de Pohl. ne se rencontre que très rarement.
Source : Gallica

Léon Chatel Culture et industrie du manioc… (1906)

Plus le manioc est riche en fécule, plus il faudra d’eau pour bien épuiser les pulpes aux tamis ; la surface épuisante de ceux-ci donnera par suite un travail proportionnellement moindre.
Les eaux courantes des rivières de La Réunion sont en général très pures, elles n’entraînent guère que du sable au moment des crues. L’eau des puits, au contraire, renferme souvent des sels de fer, qui par suite de la présence de l’acide cyanhydrique dans nos maniocs donnent aux produits achevés une coloration bleue sale, qui déprécie la valeur de la marchandise.
Source : Gallica

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