M. H. de Castella

Résumé

M. H. de Castella Le Tour du monde

En Europe, nos gens auraient tranquillement amené nos chevaux dans nos écuries ; à Yéring, c’était nous-mêmes qui nous chargions de les réunir, à l’aide de nos grands fouets, à travers la plaine étincelante de soleil, et le petit troupeau conquis restait là, hennissant et la crinière au vent, tous propres et brillants comme le sont les animaux nourris d’herbe seulement, et n’attendant plus que leurs brides et leurs selles qu’apportaient nos domestiques.
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M. H. de Castella Le Tour du monde

Le Corondara, un vrai ruisseau, frais en toute saison et roulant sur un lit de pierres, chose rare en Australie, coulait à vingt pas des huttes. Ses bords étaient couverts de magnifiques buissons verts, protégés contre les grandes chaleurs par les gommiers qui les dominaient. Des plantes grimpantes pendaient aux troncs morts de quelques-uns qu’elles avaient étouffés, et la fougère arborescente, le plus beau des arbres indigènes d’Australie, qui prospérait dans la montagne à quelques milles de là, jetait par-dessus les grandes herbes la coupe étalée de ses palmes délicates.
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M. H. de Castella Le Tour du monde

Bientôt, à l’entrée d’une longue et étroite vallée, bordée de collines assez rapides, nous aperçûmes un nouveau troupeau. Tout nous promettait cette fois une belle chasse, car les chiens ayant tout avantage sur les kanguroos à la montée, nous étions sûrs que ceux-ci fuiraient droit devant eux dans la plaine. Arrivés à cent cinquante pas du troupeau, nous excitâmes les chiens et nous nous élançâmes après eux.
Notre gracieux gibier semblait d’abord s’éloigner et devoir nous échapper ; mais nous galopions toujours, et peu à peu nous gagnions du terrain.
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