Résumé

Henri Blerzy II. — L’industrie pastorale, les squatters et les aborigènes

Un fait douloureux ressort des relations que les noirs ont avec les Européens : c’est qu’il n’y a pas de place pour la population indigène au milieu de la société civilisée qui l’enveloppe de toutes parts. L’indigène tout nu ou simplement recouvert d’une peau d’opossum n’attire pas plus l’attention dans les rues opulentes de Sydney que son compatriote aux instincts primitifs sur le run d’une station éloignée. L’un et l’autre, le sauvage à demi civilisé et le sauvage insoumis, paraissent incapables de prendre nos mœurs, de se plier à nos usages.
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Henri Blerzy II. — L’industrie pastorale, les squatters et les aborigènes

L’industrie pastorale de l’Australie a donc devant elle un marché indéfini pour placer ses produits ; elle a, d’un autre côté, des terres immenses à sa disposition pour multiplier ses troupeaux. Malgré les obstacles que lui créent les mines d’or, les agriculteurs et les aborigènes, elle s’accroîtra donc encore. L’agriculture n’a pas moins d’avenir, puisque l’Australie importe aujourd’hui pour environ 25 millions de francs de céréales et de farine, et que la population, incessamment croissante, a des besoins de plus en plus grands.
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Henri Blerzy II. — L’industrie pastorale, les squatters et les aborigènes

Il ne serait pas plus juste de considérer l’Australie comme une vaste exploitation minière où accourent de toutes parts les hommes qui veulent gagner beaucoup avec peu de travail. Les terrains aurifères attirent, il est vrai, de nombreux vagabonds qui promènent leur activité inquiète et leurs habitudes de désordre sur toutes les côtes du Pacifique, de la Californie à la Colombie britannique, de la Victoria à la Nouvelle-Zélande ; mais ces hommes sans ressources et sans fixité forment une minorité insignifiante au milieu d’une population sage et laborieuse.
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