Miss Thackeray

Résumé

Miss Thackeray Revue des Deux Mondes

Le vieux médecin et le vieux prêtre passèrent auprès de nous, leur pipe à la bouche :
— Ne craignez plus rien pour votre malade, dit le docteur.
— Pauvre Joanna ! reprit ma sœur Hélène, vous ne lui persuaderez jamais que cette fleur violette ne soit pas un charme.
— J’essaierai pourtant, répliquai-je. Oui, je lui dirai que le charme n’est point dans la chose elle-même, mais dans ce qu’elle exprime. Quand je vous serre la main, n’est-ce pas le signe que je pense à vous avec affection ?
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Miss Thackeray Revue des Deux Mondes

Nata se résignera sans doute à l’oublier. Elle a été sotte. Ce qu’il lui faut, c’est d’épouser, comme moi, un homme de son rang, et alors elle pourra continuer à tenir l’auberge.
— Patience ! patience ! reprenait Joanna. Tout n’est pas fini encore. Nata va mourir de chagrin, et moi, croyez-vous que je lui survive ? Et la padrona, elle en aura le cœur brisé. Voilà ce qui arrivera si le comte nous abandonne. — Puis, secouant son grand chapeau, elle reprenait entre ses dents, tout bas : — Heureusement il pourra revenir quand Mario aura le dos tourné.
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Miss Thackeray Revue des Deux Mondes

Tandis que les deux jeunes gens étaient sur le balcon à examiner le ciel, Joanna ôtait le couvert. La fleur lilas posée sur la boite l’avait tentée. Par plaisanterie, elle l’avait donnée à Fortunata en assurant que cette clochette bleue portait bonheur et que son excellence la lui offrait. Nata l’avait tourmentée presque toute la nuit pour savoir si cela était bien vrai. Et à la fin, Joanna voyant combien sa petite maîtresse prenait la chose à cœur, s’était résignée à confesser son mensonge.
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