Paul Féval, Madame Gil Blas : souvenirs et aventures d'une femme de notre temps… (1856)
“ Je me figurais que soeur Louise, tout en me faisant un charitable accueil, aurait aux lèvres un sourire railleur. Je l'entendais dire à son beau docteur Méran : – Voici la brebis égarée qui revient au bercail. Pauvre folle que j'étais. J'ai mieux connu depuis les gens qui se dévouent aux pauvres et aux souffrans. Ils ne peuvent pas avoir, comme tout le monde, la mémoire de l'affection. Ce n'est pas leur devoir. Il faut leur accorder le droit d'oublier ceux qu'ils ont sauvés. Ils en ont sauvé trop. Leur coeur devient banal, comme leur charité est universelle. ”
