Paul Heyse,
Méran, journal d’une jeune malade
“ Salue leurs seigneuries, Nazi, et viens! Mais, demoiselle, ne songez donc plus à la mort. J’ai servi deux années à Méran, et je sais qu’on peut se croire bien près de la tombe sans pour cela mourir. J’ai vu plus d’un malade qui semblait prêt à rendre le dernier soupir monter plus tard lestement jusqu’au sommet du Mutt. L’air est si bon à Méran qu’il ressusciterait un mort. Adieu, nobles seigneuries, le voilà qui dort tout debout. Le garçon s’inclina sans rien dire et se laissa emmener. Cette scène m’avait été pénible, je ne puis le nier. Morrik aussi semblait mal à l’aise. ”
