Résumé

Paul Jolly L'absinthe et le tabac : lu à l'Académie de médecine… (1871)

Toutes s'y flétrissent rapidement, toutes y meurent bientôt d'un véritable empoisonnement; et, quand toute la nature vivante se révolte pour ainsi dire contre le tabac, l'homme seul se condamne volontairement à son usage, et lui seul en affronte tous les dangers.
Si donc le tabac n'est ni un remède bien efficace, ni un aliment bien exquis, ni un parfum bien suave; s'il n'offre aux sens du plus grand nombre que des qualités repoussantes, et s'il n'est pour tous qu'un poison éminemment délétère, il y a bien lieu de se demander, en effet, pourquoi l'on fume?
Source : Gallica

Paul Jolly L'absinthe et le tabac : lu à l'Académie de médecine… (1871)

Il est triste, mais il est vrai de dire qu'un grand nombre de nos soldats ont pu tomber au pouvoir de l'ennemi, atteints d'ivresse alcoolique et nicotique, plus souvent encore que frappés par les balles étrangères, et, pour s'en convaincre, il a pu suffire de voir ce qui se passait sous nos yeux dans ces jours de luttes décisives où les destinées de la capitale étaient remises au patriotisme de la milice nationale, de voir des citoyens armés cheminer dans les rues en titubant et se presser tout en chancelant aux portes de l'absinthe et du tabac
Source : Gallica

Paul Jolly L'absinthe et le tabac : lu à l'Académie de médecine… (1871)

Ce qui devrait témoigner surtout contre l'usage du tabac, c'est que, durant bien des siècles, il ne servit qu'à la destruction des serpents chez les peuples sauvages; c'est que tous les animaux, sans exception, le repoussent instinctivement comme un redoutable poison ; on sait même qu'aucun ne résiste à ses effets toxiques, et qu'il suffit des plus faibles doses de son principe actif (la nicotine) pour les frapper de mort instantanée. Les plantes mêmes ne peuvent vivre dans les milieux que le voisinage du tabac infecte de ses émanations.
Source : Gallica

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