Paul Jolly L'absinthe et le tabac : lu à l'Académie de médecine… (1871)

Avoir signalé le mal, c'est en avoir indiqué le remède à la simple raison, au simple bon sens, qui devraient se suffire à eux seuls pour le conjurer. Et qu'est-il donc de plus triste, de plus humiliant pour la dignité de l'homme, pour l'honneur de l'humanité, de s'avouer vaincu devant l'attrait de deux poisons également funestes, d'obéir servilement à une habitude qui est à la fois un attentat à la santé individuelle, à la santé publique, à l'ordre social, à l'intelligence, à la morale, à la virilité d'une nation !
Source : Gallica

Paul Jolly Rapport fait au Conseil de salubrité institué près la Compagnie d'exploitation et de colonisation des landes de Bordeaux… (1834)

Les Landes, aussi, auront leur époque de fortune et de prospérité, qui ne peut être éloignée; car si, pour fertiliser la Champagne, il a fallu toute la persévérance, toute l'industrie de ses habitans ; s'il a fallu partout la couvrir d'engrais et l'arroser de sueurs, la plus simple culture suffira pour féconder le sol des Landes, pour en tirer d'abondans et précieux produits.
Outre que la population des Landes est rare, elle est peu active. La chaleur du climat, la mauvaise nourriture, la constitution grêle et maladive des habitans, tout concourt à la rendre lente et inerte.
Source : Gallica

Paul Jolly Hygiène publique. Question des eaux de Paris… (1861)

Il y a déjà plus d'un siècle que Spallanzani donnait à ses convives le divertissant spectacle de tout un monde microscopique dans une seule, goutte d'eau prise sur sa table, et qu'il se plut à boire en leur présence, en leur faisant comprendre qu'il n'y avait rien là que de naturel, rien de contraire aux lois de l'hygiène, mais en leur prouvant aussi cette grande loi de l'univers que tout se fait dans tout.
Source : Gallica

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