Résumé

Petites Annales d'Annecy (1598-1628… (1885)

Dans chacun notamment le nez est fort, nullement aquilin ; la figure n'a aucun des traits du tableau d'Annecy ; l'air général est absolument différent. Dans le portrait du Louvre, les cheveux sont relevés et repliés sur eux-mêmes, fort simplement, au-dessus des oreilles (1) ; dans le nôtre, ils sont étagés en très courtes frisures s'arrêtant aux oreilles.
Nous pensons donc que, très certainement, le tableau d'Annecy, peinture fort précieuse d'ailleurs, n'est pas le portrait d'Anne d'Est.
Source : Gallica

Petites Annales d'Annecy (1598-1628… (1885)

Dans les récits détaillés, tels que ceux des funérailles d'Anne d'Est, du sacre et de la sépulture de saint François de Sales, on trouve un certain ordre. Il semble même que l'annaliste s'est inspiré de certaines parties de la Satyre Ménippée. Les différentes pièces qui ont été rassemblées sous ce titre avaient paru à Paris et à Turin en 1594. Elles avaient produit une grande sensation ; mais nulle part plus vive, sans doute, que dans le petit Annecy, cette capitale du duché de
Genevois, apanage des ducs de Nemours, qui jouèrent un si grand rôle dans les troubles de la Ligue.
Source : Gallica

Petites Annales d'Annecy (1598-1628… (1885)

Henri IV venait d'envahir la Savoie et la Bresse, afin d'obtenir de force l'exécution du traité par lequel le duc Charles-Emmanuel Ier s'était engagé à lui restituer le marquisat de Saluces ou à lui donner en échange la Bresse, Barcelonnette, etc. Il s'était emparé rapidement des villes qui ne pouvaient opposer une résistance sérieuse, telles que Chambéry, Bourg et Montmélian. Pendant que ses généraux attaquaient les forteresses de ces deux dernières villes, il se rendit à Annecy, où il passa quatre jours.
Source : Gallica

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