Résumé

L'Apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles… (2006)

Il paraît fondamental d'insister sur l'autorité qu'exerce le prince sur son apanage. Incontestablement, il est au sommet de la hiérarchie, juste en dessous du duc de Savoie. C'est à la fois le suzerain, à la tête de l'organisation féodale des Genevois et Faucigny, et le vicaire du duc de Savoie, dont il détient l'autorité. Tout comme le duc de Savoie ou le roi de France se trouve le maître absolu et la clef de voûte de l'édifice monarchique, de même, le prince apanagé demeure le personnage public essentiel, source de tous les pouvoirs.
Source : Gallica

L'Apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles… (2006)

Domaine octroyé à Philippe de Savoie et à sa descendance, l'apanage de Genevois, Faucigny et Beaufort s'est, durant ses quelque cent cinquante années d'existence, petit à petit coupé de son maître immédiat, même si celui-ci y fait parfois des apparitions aussi brèves que remarquées. Il demeure un intermédiaire nécessaire et utile jusqu'en 1659 : on fait appel à lui comme protecteur, comme mécène, comme arbitre et, en raison de ses prérogatives considérables et malgré son éloignement, il est puissant sur ses terres et c'est à lui que les nobles prêtent hommage en premier.
Source : Gallica

L'Apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles… (2006)

Les privilèges considérables dont jouit la dynastie des Savoie-Genevois font de l'apanage une principauté au cœur des États de Savoie avec laquelle il faut compter. Cette puissance, dont la nature est certes féodale, présente d'indéniables analogies avec les apanages des Valois des derniers siècles du Moyen Âge. On constate en somme comme un décalage entre le royaume de France et le duché de Savoie dans la genèse du pouvoir et sa transmission collatérale.
Source : Gallica

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