Pierre Louÿs,
Œuvres complètes de Pierre Louÿs…
(1927)
“ Et pourtant elle se leva... Aimery ? Où était-il ? Tout ce qu’elle avait éprouvé, lui aussi avait dû le ressentir. Elle et lui n’étaient qu’une chair et qu’un frisson. Elle ne voulait pas être heureuse sans lui... Aimery ?... Elle le chercha pour ne plus le quitter. Une lampe à la main elle entra doucement dans une petite pièce écartée où elle avait coutume d’écrire et sur la table elle vit une page dont l’encre était encore fraîche ; c’étaient des stances, des vers... Psyché... Le premier mot était son nom. Elle lut en se penchant : Psyché, ma sœur, écoute immobile, et frissonne... ”
