Résumé

Publication du journal La France… (1877)

Le pays a donné autant d'hommes, autant d'argent qu'on lui en a demandé; le pays a cru, et comment ne l'eût-il pas fait, lorsque les ministres l'affirmaient publiquement à la face de l'Europe, — d'une part, qu'on était prêt, de l'autre qu'on était insulté, menacé ; et si, alors, il a battu des mains à la déclaration de guerre, il ne faut pas lui en faire un crime, mais un mérite. Le crime, ou tout au moins la faute, est à ceux qui l'ont trompé, ou qui se sont trompés ; ceux-là sont les vrais, les grands coupables, et le devoir de la France est de s'en souvenir.
Source : Gallica

Publication du journal La France… (1877)

La France pouvait-elle se laisser arracher ces populations, si françaises par le coeur et le patriotisme, alors que Metz et Paris étaient encore debout, alors que la lutte, imprudente à coup sûr, — quelques-uns pourront dire insensée, — était encore possible ?
Nous ne le croyons pas. — L'honneur d'un peuple, comme celui d'un homme, n'est pas un vain mot, et l'estime de soi est aussi nécessaire à un pays qu'à un individu. Si la France, après Sedan, se fût laissé démembrer, avant d'être vraiment réduite à l'impuissance, la France aurait perdu toute estime d'elle-même.
Source : Gallica

Publication du journal La France… (1877)

Nous ne pouvons nous empêcher de trouver étrange la pensée qu'a votre feuille de représenter les idées de notre malheureuse armée, et d'engager ainsi noire complicité morale dans des intrigues que nous réprouvons de toute la force de notre patriotisme... Vous vous abusez étrangement en comptant pouvoir disposer de nos consciences, et en espérant que nous commettrons l'infamie de tendre la main à l'envahisseur de notre pays, pour l'aider à triompher de la courageuse et patriotique résistance de nos compatriotes.
L'armée appartient à la France, et elle obéira au gouvernement qu'elle se donnera.
Source : Gallica

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