“ Indépendamment des terres domaniales, de celles qui seront rendues disponibles par le séquestre à établir sur le bien des insurgés et de celles qu'on devra acquérir par voie d'expropriation, la Commission s'est demandé s'il n'existe pas d'autres terres qui pourraient être mises à la disposition de l'immigration européenne. Des compagnies puissantes et de grands propriétaires ont, en effet, reçu, il y a plusieurs années, à titre plus ou moins onéreux des concessions de terres domaniales sur lesquelles ils s'étaient engagés à installer des centres de population européenne. ”
Résumé
“Rapport d'ensemble sur les travaux de la commission de colonisation et d'immigration de la province d'Alger . (Signé : L. Ville.)”, publiée en 1871, est une œuvre de . Des thèmes tels que l'Algérie, Chélif ou province d'Alger y sont abordés.
Citations de Rapport d'ensemble sur les travaux de la commission de colonisation et d'immigration de la province d'Alger… ()
“ Trop de capitalistes du reste, se contentent de toucher en Algérie les revenus de vastes propriétés, revenus qu'ils dépensent intégralement en Europe. Il est de toute justice qu'ils contribuent aux dépenses de l'Administration algérienne et aux frais d'installation des immigrants, car l'augmentation de la population européenne donnera une plus grande valeur aux propriétés déjà existantes. La Commission évalue à 15,000,000 fr., le produit de la contribution foncière à percevoir en trois annuités, soit 5 millions par annuité, en prenant la base adoptée en France, c'est-à-dire 10. ”
“ Dans la pensée de la Commission, les 46.200.000 fr., à la charge de l'Algérie, ne seraient qu'une avance faite aux immigrants et lui feraient retour au moyen des annuités payées par ces derniers, et qui seraient consacrées au développement ultérieur à donner à 1a colonisation. Il est bien entendu que la province d'Alger n'aurait dans le capital de 116 millions destiné à l'oeuvre totale de la colonisation et de l'immigration algérienne, qu'une part proportionnelle au nombre de colons qui s'installeraient sur son territoire. ”
