“ Jean songea que les êtres sont tous, devant des forces qui les dominent, comme ce poisson devant le pêcheur. Et entre tant de forces despotiques et invincibles... l’amour... Il voyait le corps nu de Lucienne telle qu’elle était sortie de son lit le dimanche précédent, à la venue d’Angèle. Un trouble cuisant et délicieux coulait en lui. Il songeait : « Ce soir... » Il rentra enfin. Maintenant allait commencer la chose terrible : l’attaque du coffre de son père. Lorsqu’il y pensa, Jean sentit encore au fond de lui-même un frisson épouvanté ; mais un frisson timide et minime, vaincu d’avance. ”
Résumé
“Éros et Psyché”, est une œuvre de Renée Dunan. Des thèmes tels que Lucienne, Jean ou Dué y sont abordés.
Citations de Éros et Psyché (Renée Dunan)
“ Jean n’est plus ce qu’il était tout à l’heure. Maintenant c’est un homme, débarrassé de tous préjugés et de toutes craintes sociales, qui gagne les sommets de l’individualisme où il regardera vivre les êtres. Rien ne l’émeut plus, rien ne saurait toucher son cœur devenu de pierre. Jean Dué ressemble à ces aventuriers qui jadis conquirent la terre parce qu’ils savaient vouloir et commander. Il grandit jusqu’au zénith le sentiment de sa puissance. On dirait que le monde fait la haie pour le regarder courir la grande course de vie. ”
“ Lucienne c’est la forme vivante de toute félicité. Brusque, comme un cinglement de fouet qui arrache d’abord un cri de douleur et ensuite caresse délicatement la chair meurtrie, Jean retrouve exact et parfait le frisson qui la veille, ou plutôt le matin même, lui a révélé l’amour. Ses jambes fléchissent, il lui faut s’accoter, avec un frisson crispant ses doigts clos. Une idée lui vient aussitôt : « Elle pense à moi. L’amour se transmet comme la foudre. Son désir est si ardent qu’il me possède de loin comme un corps. » ”
“ Une détente galvanique brisa le rythme de sa vie. Une bête aux dents aiguës parut lui mordre la nuque. La douleur s’étendit, se transforma, devint une joie sirupeuse et amère. Il prit deux secondes connaissance d’un jeu complexe de contractions et de clapets, de valvules et de vaisseaux minces, qu’un miracle avait rendus, au fond de son corps, sensibles comme les chairs de la bouche. Cette sensation atteignit une acuité d’agonie puis s’atténua. Alors, une sorte de renoncement détendit tous ses muscles, et le sens d’une défaite atroce le conquit d’un coup. Jean Dué venait d’apprendre l’Amour. ”
“ Il n’avait aucun sens de l’escrime verbale des femmes et repartit avec dignité : — Quand une chose est pensée comme elle est dite, il faut y croire. Elle éclata d’un rire un peu aigu. — Jean, c’est qu’on m’en a dit déjà, des galanteries. Je suis payée pour n’y pas croire. — Votre cousin Jean, ma chère Lucienne, ne vous a jamais rien dit qui puisse autoriser à douter de ses paroles. La conversation se trouvait aiguillée sur une mauvaise voie. Elle le comprit. — Écoutez, Jean, traitez-moi comme une pauvresse errante et un peu folle, mais non pas comme une jeune fille de votre monde. ”
“ Il reste un instant comme un avare qui n’ose toucher à son trésor. Mais, avec des plaintes de tendresse affolée, Lucienne bégayait son désir. Au seul mouvement qu’il fit, il s’aperçut que la jeune fille était maintenant entre ses doigts comme un petit oisillon dont la vie et la mort dépendent d’une flexion des phalangines. Elle était devenue un vibrant appel, un vertige doux et attirant auquel on ne saurait résister. Jean, à son tour, posa sur les belles lèvres, sa bouche enflammée et gonflée dont il eût aimé que la chair turgide crevât pour désaltérer une soif ardente de sang chaud et épais. ”
“ Mais je vais en chercher, cousine. Il y a du porto chez Jean Dué. Il sortit. Lorsqu’il reparut, Lucienne, en contre-jour, tirait son bas droit, le pied sur la chaise de Jean. Il vit d’un clin d’œil la jambe longue et fine, l’attache délicate de la cheville, et l’articulation du genou. Une lueur rose jouait plus haut sur la chair entrevue de la cuisse. Le jeune homme fut saisi comme si on l’avait pendu. Il voulut être galant, car l’idée ne lui vint pas que ce pût être une mise en scène destinée à lui inspirer le courage d’un amant. ”
“ Jean sentit la chair tiède des bras minces et ardents qui l’étreignirent avec violence. Il vit, au ras de sa face, deux yeux dilatés et luisants de désir. Il n’avait pas cru que l’amour lui viendrait sous cette forme redoutable et voluptueuse. Un quart de seconde il aperçut la face qui l’affrontait et le double promontoire des seins. Était-ce là la petite Lucienne Dué ? Non, c’était l’amour même. Toutes les déesses de la Grèce amoureuse saisirent ensemble les lèvres de Jean pour y apposer un ineffaçable sceau. ”
“ Jean s’en irrita. Il accusait les siens de n’avoir pas su l’éduquer pour des circonstances si importantes et qu’en son esprit vivement tourné vers l’absolu il avait tendance à croire désormais quotidiennes, dans la vie des hommes de son rang. Mais Lucienne tenait presque Jean pour un sot et peut-être, en son incapacité à comprendre la timidité, pour un orgueilleux hypocrite capable de dissimuler ses désirs sous un masque d’austérité absurde. Jamais elle n’aurait cru que son cousin pût ignorer tout de l’amour. La timidité ne pouvait s’allier à ses yeux qu’avec la dépendance et la pauvreté. ”
“ Mais vous êtes libre, vous, Lucienne. Elle crispa ses mains fines avec un geste de désespoir. — Moi, Jean ! Ah ! toute la misère du monde est sur mol. La phrase était belle. Jean fut ému comme si la jeune fille fût tombée morte à l’instant. — Oh ! Lucienne ! — Jean ! Jean ! Mes parents veulent me marier à Pierre Dué... Lui connaissait le redoutable forgeron. L’idée que cette gracieuse enfant pût appartenir corps et âme — corps surtout — à cet homme sale et violent le pinça au cœur, mais il ne dit rien. ”
“ Alors comme un flot de sang efface une blessure, une violente poussée de son inconscient emporta chez le jeune homme le reste de sa force d’arrêt psychique. Il se sentit un jouet entre les mains de la déesse qui conjoint les êtres et à laquelle Titus Lucrecius Carus offrit, voici vingt siècles, son poème. Hors toute science volontaire et mû par un savoir brusquement révélé des mystères physiques de l’amour, Jean étendit la main vers un contact qui éréthisait tout son être. Tout à l’heure il l’avait connu à travers la jupe. Cette fois il fut sur la chair. ”
“ Elle le redit : — Jean ! Elle eut un hoquet d’attente angoissée. Elle montrait les muqueuses de sa bouche ouverte. Lui s’abolissait en un délire inconnu et farouche. Un liquide insupportablement chaud, coulant dans ses artères, frottait de flamme les tuniques séreuses de son cœur. — Lucienne ! Il sentait un besoin terrible d’immobilité. On eût dit que sa vie même se fit minérale. Et d’un coup un autre désir, plus véhément et plus désespéré, domina tout son être. Celui de s’efforcer comme s’il gravissait éperdument une pente roide. Son souffle s’alentit puis son cœur s’agita. ”
“ Ah ! il serait préférable que Lucienne meure ! Jean, ému, dit : — Pourquoi ? Elle se pencha vers lui et mâcha durement des mots de haine : — C’est une brute. Il bat les femmes qu’il fréquente, il les tue, il a fait mourir la petite Sautepied, tu sais, qui avait quatorze ans. On n’a pas osé le poursuivre. C’est un Dué. Mais quel salaud ! Jean sentit une émotion neuve courir en lui. Ah ! que de misères et de pleurs sanglants cache la vie des pauvres dont le destin servile est une sorte de promesse d’accepter tout ici-bas. ”
“ Mieux, il en devinait le bien-fondé. C’est à force de beaux éloges que les Don Juan subjuguent les femmes. Au fond, l’art de la séduction doit être de complimenter au delà de la vérité et de la sincérité. Cela, pensait-il doit être extrêmement difficile, L’alcool faisait rougir les joues de Lucienne Dué. Elle gagnait en grâce dans cette pièce grise où la lumière était morne, par la couleur sanguine qui délimitait les méplats de son fin visage. Jean, à son tour, énervé par les liqueurs, conçut de pousser plus loin et si possible dans le réel ce capricieux dialogue d’analyse psychologique. ”
“ Jean, je t’aime !... Le baiser revint à lui. Mais un baiser si prenant et féroce qu’il en connut d’un coup la répercussion locale, et toute la puissance d’un rut animal passa dans ses muscles brusquement tendus pour il ne sut quelle offensive, au besoin criminelle. Poussé par un instinct profond et mécanique, il prit le torse mince et l’écrasa sur sa poitrine comme s’il eût voulu tuer. ”
“ Un nouveau frisson repasse dans la moelle de Jean. On dirait vraiment son nom. Mais où ? C’est en lui, c’est la force héréditaire, vaincue et agonisante, la force qui fit l’honnêteté et la loyauté d’innombrables Dué. Elle tente encore d’éveiller la conscience de l’adolescent. Des rainettes jettent leur cri lent et harmonieux, un crapaud laisse flotter sa note de hautbois. Le nord est maintenant couleur de perle rose. Des peupliers découpent très loin et très haut d’exquis croquis noirs sur un nuage boursouflé et violet. ”
“ Jean sent les perceptions matérielles substituer en lui les délires délicieux du songe. Il s’arrête encore une fois, éperdu en son reste de conscience normale, de divaguer à la fois du corps et de l’esprit. La lune est couleur de cuivre. Elle flotte dans une brume étrange et sans contours. Le vent léger crée des frisselis partout, dans l’herbe et dans les buissons feuillus, dans les arbres et dans l’air même, dont les couches transparentes frottent les unes sur les autres avec une douceur de velours. ”
“ Jean, debout, l’air grave, appelait Lucienne roulée en boule sur un canapé. Elle semblait ne pas entendre, reprise sans doute par quelque intime et complexe désir, par le besoin d’agacer son cousin, ou même par la contradiction secrète des âmes féminines, chargées de résoudre des problèmes moraux trop compliqués. Elle eût sans doute voulu encore retarder de quelques exquises minutes le moment de quitter cette heureuse demeure, dont elle ne repasserait peut-être jamais le seuil. ”
“ Les plans à longue échéance sont les trucs d’oisifs, qui ne feront jamais ce dont ils parlent. Il se tut. Encouragée par le silence, elle continua, avec une âpreté qui croissait sans qu’elle s’en aperçût. — Jean, si vous étiez un homme mûr, vous pourriez peut-être me servir, mais vous êtes un lycéen. Je ne suis venue que pour être hospitalisée un instant. Ce fut un relais. Mais mon plan est fait. Une femme ne doit pas être embarrassée pour vivre à Paris. Il ne suivait pas la pensée farouche de l’enfant et interrompit : — Une femme l’est plus qu’un homme, je crois. ”
“ Il lutta en soi-même, moins par délicatesse que par prudence. L’instinct fut le plus fort. Il étreignit Lucienne et l’immobilisa, puis il tenta des contacts plus intimes. Elle se défendit. Ce fut une lutte silencieuse et violente. L’homme n’était pas le maître de sa proie. La colère le saisit et il brutalisa l’enfant farouche. Ce fut en vain. Il allait la jeter au sol, et, ignorant le lieu, tenter peut-être de la violer, mais elle laissa échapper un cri de douleur, tant la serraient les dures mains du forgeron. ”
“ Jean s’éveilla d’un cauchemar absurde et dégradant. Ses paupières collaient aux yeux. Il avait l’échine raide et les pieds glacés. Les muscles de son cou lui étaient douloureux et fragiles, comme si le moindre mouvement eût dû les briser. Il regarda autour de lui, ayant peine à se remettre dans le courant des réalités. Une lueur filtra peu à peu dans sa pensée obscurcie. Il dut en centrer les rayons, séparer les choses réelles du rêve qui avait accompagné son cerveau jusqu’à éveil. ”
“ Une seconde elle appartint à Jean, de tout son corps laminé par le besoin d’une douleur heureuse. Et dans cette impulsion ardente, elle sauta sur le jeune homme, pareille à la mante dévoreuse de mâles, arquée et possessive, cruelle inconsciemment, et sanglée par le désir. Elle prit comme un bourreau la tête juvénile de son cousin, la tordit et apposa ses lèvres sur la bouche vierge. Une saccade des avant-bras approfondit ce baiser ; une crispation ouvrit ses lèvres, et des dents elle entre-bâilla de force la bouche virile. ”
“ Des millions de folioles épuraient l’air, la vie minuscule d’innombrables bêtes se répandait violente et cruelle, dans le rut et la faim. Le silence enveloppait la maison comme une protection contre la société humaine, qui n’avait point ici à intervenir entre deux êtres jeunes, libres et ardents. Leur combat synthétisait seulement la lutte universelle, lutte de la jouissance contre le regret, lutte du corps contre l’esprit, lutte des sexes et des volontés. Lucienne vint, comme par jeu, prendre Jean par les épaules et l’immobilisa sur sa chaise. ”
“ Néanmoins, Lucienne était une jeune fille habituée, par l’instabilité de son passé et ce qu’elle prévoyait en son avenir, à prendre de la vie les plaisirs qu’elle offre, sans calculer si leur valeur morale les rend méprisables. D’ailleurs, pour elle, la moralité ne se trouvait point sur le même plan que le plaisir. Sans doute avait-elle pour partie raison, car une joie peut colorer bien des soucis et faire oublier la misère. Jouir de la minute d’abord, tel était son instinct. ”
“ Lucienne, que honnissait sa famille parce qu’elle n’avait voulu se donner dans la rue à son oncle et futur époux, connut cette fois la misère de vivre. Elle reculait, blanche de désespoir, retenant d’une main son corsage déchiré. De grosses larmes coulaient sur ses joues et un dégoût atroce lui retenait dans la gorge tout ce qu’elle eût désiré dire, qui était vrai, et dont elle sentait confusément que cela dépassait les bornes de l’immonde. Elle se réfugia dans sa chambre, un débarras noir et puant, puis s’y cloîtra. Deux heures durant elle entendit hurler et brailler les siens. ”
“ Elle se figure que les Dué doivent posséder en quelque lieu secret des monceaux d’or où l’on pourrait puiser... Mais Lucienne ne sait pourtant pas comment passionner Jean, de telle sorte qu’il devine seul et offre ce qu’elle attend de lui. Elle n’ignore point que son désir ne saurait s’exprimer. Il se suggestionne. Et tout en sachant que femme elle porte le mystère de toutes suggestions devers les mâles, elle n’est pas sûre même que se donner soit propre à la servir. D’ailleurs elle ne voudrait se donner qu’en amour. ”
“ Mais Lucienne venait de le baiser profondément sur la bouche. Durant les vingt secondes qu’avait duré ce contact, Jean crut entrer dans un domaine inconnu de fièvre cuisante et de voluptueuse douceur. Cet enfer paradisiaque torturait encore ses nerfs délicieusement. Durant une minute il comprit ces êtres qui pensent avoir vécu d’autres existences. Un trouble tel les hante. Une coupure brutale se fait dans leurs perceptions. S’ils manquent de sens critique, leur imagination flotte dès lors sur les limites du monde réel. ”
“ Il y avait là un Shakespeare : Les Joyeuses Commères de Windsor. L’adolescent haussa les épaules. Ou bien les aventures de ce Falstaff et des commères qui le bernent sont chose stupide et déraisonnable, ou bien lui ne comprenait rien à cela. L’orgueil pousse souvent les hommes à tenir ce qu’ils ignorent pour inexistant. Mais Jean Dué n’avait aucun orgueil. Il devinait donc que cette joie gaillarde et hardie, familière et galante, dont Shakespeare témoigne, dut, jadis, exister et sans doute même aujourd’hui. ”
“ Mais pour Lucienne ? La rendrait-on à son père ivrogne et à son forgeron ? Jean sentait une profonde indignation le posséder à cette seule idée. Mais comme il était logique et ne pensait point à coups de chimères, la vraisemblance de cette conclusion le frappait. Que pourrait-on faire d’autre ? Les parents ont droit sur leurs enfants mineurs. Quant à faire déclarer les parents indignes, c’était une chose peu supposable et semée de difficultés. Et pourtant, à y réfléchir. Jean se disait que vraiment il aimait sa cousine. Or l’amour a des droits. Quels droits ? ”
“ Un frisson passa sur son échine. Il retombait d’une rêverie tissue de réel et de fantastique dans une contingence surprenante et romanesque. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Il attendit une minute, l’oreille attentive. Le bruit ne se renouvela pas. Il hésita un instant, puis, comme si c’eût été un acte délictueux, se glissa vers l’entrée de la maison. Si l’on avait frappé de nouveau il serait resté immobile. Il fut bientôt comme une ombre près de la porte. Nul bruit ne s’entendait plus. Qui donc avait frappé ? Un désir ardent le saisit : Il regarderait... ”
“ Jean Dué, blême et triste, redescendit et vint s’asseoir à nouveau devant la table où gisaient toujours le Shakespeare et l’histoire de France. Le jour naissait. Une lueur jaune entrait timidement par la fenêtre. Elle accrochait des teintes légères un peu partout et donnait aux choses un relief inattendu. Il frissonne. Il venait de mener coucher sa cousine. Elle s’était mise au lit devant lui, Il revécut ces minutes aiguës. Après, tout à l’heure, qu’ils eurent pleuré ensemble, Lucienne s’était excusée de son moment de découragement. ”
“ Jean, jusqu’ici, n’avait pas retrouvé ses émois troubles et inquiétants de la nuit et du lever de Lucienne. Mais la pente des mots prononcés l’aiguilla comme malgré lui sur la voie redoutable. — Écoutez, Lucienne, ma conversation vous ennuierait peut-être, mais la vôtre, elle... Lucienne se mit à rire franchement. Repue et satisfaite de vivre, elle retrouvait son audace quotidienne que justifiait ce grand garçon aux gestes de nonne et qui semblait craindre de l’approcher. — Ma conversation, Jean, c’est une conversation de femme, ça vous... ça vous offusquerait. ”
“ Lucienne Dué était une jeune fille très intelligente, mais elle ignorait bien des choses de la vie. Il ne lui était pas venu à l’esprit que son père et sa mère voulussent tout bonnement se débarrasser d’elle et même la vendre en quelque façon au forgeron qui « avait besoin d’une femme ». Elle espérait donc un appui près des siens, contre le brutal et, sitôt rentrée, exposa aussitôt ce qui venait d’arriver. Alors les portes de l’enfer s’ouvrirent. ”
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