Verbalisme

Définition et enjeux

Portrait de Georges Clemenceau Georges Clemenceau,  Au soir de la pensée

“ Par cette sommaire indication, on comprend sans peine comment les mots arrivent à trahir la pensée, en essayant d’emprisonner, dans la rigidité d’une forme verbale, des complexités mouvantes de phénomènes qui s’emmêlent et se pénètrent pour des résultats que les signes vocaux n’arrivent trop souvent qu’à défigurer. Enivré de son verbe, le métaphysicien fait bravement du mot une entité vivante, c’est-à-dire instable, une transcendance de verbalisme insaisissable dans des abîmes de complexité, pour se perdre d’éblouissement dans le monde imaginaire qu’il a créé. ”
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Portrait de Alfred Binet Alfred Binet,  Les Idées modernes sur les enfants

“ Il est évident qu’on a commis là une erreur capitale ; l’enseignement a pour but de former des manières d’agir et de penser, et de fortifier ces manières en habitudes, afin de réaliser une meilleure adaptation de l’individu à son milieu ; l’école ne vaut que comme préparation à la vie ; tout enseignement est vain qui reste verbal, car le verbalisme n’est que du symbolisme, et la vie n’est pas une parole. ”
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