Résumé

Rivière Les Suisses appréciés par l'histoire… (1819)

Si le pouvoir absolu a besoin du secours de l'étranger pour faire prévaloir ses intérêts, qui ne sont pas toujours ceux de la nation, il n'en est pas de même sous un gouvernement constitutionnel ; tous ces actes n'étant que l'expression de la volonté générale, l'exécution n'en peut être confiée qu'à la force nationale ; s'il en existait une autre, ce serait faire soupçonner des vues contraires à celles de la nation, et entretenir une funeste défiance entre elle et le Monarque qui la gouverne.
Source : Gallica

Rivière Les Suisses appréciés par l'histoire… (1819)

Le roi forme à la hâte sa ligne de bataille, et les reçoit sans s'ébranler. L'action fut longue et meurtrière ; mais enfin la victoire se décida pour nous, et la défaite de Marignan couvrit les Suisses d'un double opprobre.
Quoiqu'ils eussent été taillés en pièces, François consentit à reprendre les négociations. Convaincu que l'argent était l'unique passion de ce peuple, qu'il lui en fallait à tout prix; il aima mieux le lancer sur ses ennemis, au moyen de quelques subsides, que d'épuiser ses finances à le combattre. En conséquence, une nouvelle alliance fut contractée.
Source : Gallica

Rivière Les Suisses appréciés par l'histoire… (1819)

La France les arrache à l'aveugle fureur qui les transporte ; elle les réconcilie, elle les agrandit et les soudoie. Elle fait de leur pays l'entrepôt général du commerce. Une conduite si généreuse méritait quelque retour; on pouvait, suivant l'expression de Louis XII, s'attendre à un peu de reconnaissance; mais, loin de là, soldats sans gloire pendant nos longs succès, dès que la victoire nous abandonne , ils nous trahissent avec indignité.
Source : Gallica

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