Sur la catastrophe de... Joachim Murat (1823)
“ Joachim l'écouta avec sang-froid et dédain. Quelques momens après, on le conduisit dans une autre chambre, où une section de douze hommes d'infanterie était disposée sur deux rangs. Murât ne voulut pas qu'on lui bandât les yeux; il regarda froidement charger les armes ; et s'étant placé comme pour mieux recevoir les coups, il dit aux soldats : Saucez le visage, visez au coeur. A ces mots on commanda le feu, et l'ex-roi des Deux-Siciles tomba mort, tenant dans ses mains le portrait de sa famille. ”
