Résumé

Ve Conseil de guerre de Lyon. Présidence du Maréchal Baraguay-d'Hilliers… (1872)

Il resta dans la prison avec lui un moment. En sortaiit, il me dit : « On va fusiller ce malheureux; allez vite chercher un notaire. » M. Jourdy, notaire, vint. Arbinet fit son testament, puis entra le peloton d'exécution. Où fit descendre Arbinet. Il ne voulait pas mourir; il criait: " Au secours! Je demande le général! » Il s'adressa ensuite à l'officier qui commandait le peloton et fit appel à son humanité. L'officier lui dit qu'il fallait se résoudre à mourir. On le fusilla à dix pas. Il criait toujours. Il disait : Qu'on me juge, je suis innocent. Je ne veux pas mourir !
Source : Gallica

Ve Conseil de guerre de Lyon. Présidence du Maréchal Baraguay-d'Hilliers… (1872)

AI. VOILÈRE, négociant en grains à Dijon. — Arbinet est venu un jour au café à Dijon, où nous étions plusieurs négociants. Il m'a montré un laissez-passer allemand, et m'a prié de lui en donner lecture. Ce laissez-passer disait: « Laisser passer Arbinet pour le service des troupes allemandes. » Je lui rendis le laissezpasser en lui disant : « Vous allez vous faire fusiller. » Voilà tout ce que je sais, elles seuls rapports que j'ai eu avec Arbinet. On n'a pas été surpris, à Dijon, lorsqu'on a appris qu'Arbinet avait été fusillé. On savait le metier qu'il faisait. Son imprudence étonnait.
Source : Gallica

Ve Conseil de guerre de Lyon. Présidence du Maréchal Baraguay-d'Hilliers… (1872)

Peut-on admettre qu'un mobile personnel, un intérêt, un désir de vengeance à satisfaire ait guidé M. Cremer, pas plus que M. de Serres?
Assurément non, puisque jamais il n'avait eu de rapports antérieurs avec Arbinet.
La condamnation est impossible , quelque considération qu'on puisse évoquer à l'appui.
La conscience publique , comme la vôtre, messieurs, dit en terminant le défenseur,serait profondément atteinte, si vous déclariez que M. Crémer et M. de Serres sont des meurtriers.
Source : Gallica

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