Résumé

Édouard Simon Le Gouvernement constitutionnel et les Partis politiques en Prusse

Sur ce point, les libéraux de Berlin paraissent s’entendre. De même qu’il serait dangereux d’accorder à une aristocratie qui n’en a que le nom une prépondérance sur les autres classes, de même il ne serait pas prudent de refuser une part convenable dans le gouvernement à la noblesse propriétaire réunissant les conditions d’indépendance sans lesquelles elle ne saurait être qu’un appendice inutile et par conséquent nuisible du pouvoir royal. Une noblesse vraiment indépendante ne défendra pas moins énergiquement que le tiers-état les institutions libérales contre les empiétemens absolutistes.
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Édouard Simon Le Gouvernement constitutionnel et les Partis politiques en Prusse

En voulant créer dans ces dernières années une noblesse factice, l’administration prussienne a compromis l’existence de la partie vraiment vitale de l’aristocratie : il faut briser avec ces erremens. En un mot, si l’on veut réduire à l’impuissance les partis extrêmes, il faut que l’exemple de la sagesse vienne d’en haut. Les discours prononcés récemment par le roi Guillaume Ier ont vivement ému les esprits, non-seulement en Prusse, mais bien au-delà des frontières de ce royaume.
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Édouard Simon Le Gouvernement constitutionnel et les Partis politiques en Prusse

L’armée, disent les progressistes, appartient à la petite noblesse, la chambre haute appartient à la grande aristocratie ; on marchande à la chambre basse ses prérogatives, au pays ses libertés, et l’on vient nous demander de nouvelles armes pour fortifier nos ennemis ! Que le gouvernement fasse acte de bonne volonté, et qu’il donne une autre organisation à la chambre haute pour qu’elle ne puisse plus se placer impunément en dehors de la charte, en rejetant les lois organiques prévues par la constitution.
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