Noël Santini, De Sainte-Hélène aux Invalides… (1854)
“ Un jour, Santini, c'était environ deux mois après son arrivée à Brunn, venait de se rendre, selon son habitude, au café militaire. En entrant, il se dirigea vers une table où se trouvaient déjà quelques officiers de ceux qui lui avaient montré le plus d'affection, et avec qui, journellement, il faisait la partie ; mais à peine est-il assis, que le vide se fait autour de lui, tous s'éloignent ; tous, le regard de mépris aux yeux, le sourire de l'insulte aux lèvres, le fuient; il reste seul, isolé, comme un homme infâme ”
