René Madec

Définition et enjeux

Albert Le Bail René Madec : soldat de fortune… (1930)

Le désordre se met dans les rangs des troupes du nabab, la déroute suit, et, en une fuite éperdue, l'immense armée se disperse, se résorbe, s'anéantit.
Le Bengale et ses trésors incalculables sont aux Anglais et c'est à Madec et aux corps français qu'ils le doivent en grande partie. Madec n'est pas très fier de ce résultat. Il en est même furieux et cherche l'occasion d'abandonner un état qui le remplit de honte. Déserter serait possible, mais ce n'est pas en fuyard, c'est la tête haute, que René Madec veut partir.
Source : Gallica

Albert Le Bail René Madec : soldat de fortune… (1930)

M. de Kerscao, auprès de lui, le seconde de toutes ses forces. Cipayes et Européens rivalisent de courage. Les ennemis ne passent pas, mais le camp de Madec est pris. Ses chameaux, ses éléphants, ses chevaux, ses bœufs et presque tout son attirail de guerre tombent entre leurs mains. Les troupes mogoles elles-mêmes s'arrêtent dans leur fuite pour prendre part au pillage.
Le soir, René Madec va rendre compte des événements de la journée à l'Empereur. Celui-ci, ému de tant d'héroïsme, lui donne l'accolade et se dépouillant du manteau d'apparat qui le couvre, le met sur les épaules de Madec.
Source : Gallica

Albert Le Bail René Madec : soldat de fortune… (1930)

Les ennemis se rassemblent, se disposent en un vaste demi-cercle, puis se ruent à l'assaut en poussant des cris sauvages. Fusil au poing, René Madec, au milieu des siens, les anime de la voix et du geste, et, à voir ce visage volontaire où les yeux étincellent d'héroïsme et de colère, à entendre ces paroles de feu, Français et cipayes sentent leurs forces décuplées. Les troupes admirablement exercées dirigent sur les Jattes un feu si bien conduit et d'une telle densité que les assaillants hésitent d'abord, puis, l'élan coupé, viennent se briser sur les baïonnettes pointées.
Source : Gallica

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