Cessation de paiement

Définition et enjeux

Paul Pradier-Fodéré Précis de droit commercial : contenant l'explication des articles du code du commerce et des lois commerciales les plus récentes… (1866)

Ses créanciers attendaient de lui des rentrées à jour fixe. Le défaut de paiement à l'échéance les expose au péril d'arrêter leurs paiements à leur tour.
Le commerce vit d'exactitude et de ponctualité ; le moindre retard le trouble et porte coup. De la part d'un commerçant, suspendre ses paiements, c'est faillir; toutes les précautions prises par la loi contre les faillites deviennent donc nécessaires, dès que survient une cessation de paiements.
Renouvellement de billets. — Le renouvellement de billets n'est pas un paiement ; par conséquent, il ne saurait empêcher l'état de faillite.
Source : Gallica

Encyclopédie du notariat et de l'enregistrement ou Dictionnaire général et raisonné de législation… (1879-1898)

Mais à l'inverse, bien qu'un commerçant soit demeuré à la tête de ses affaires, il peut être déclaré en état de cessation de paiements s'il n'a maintenu son crédit que par des moyens factices. L'emploi de pareils moyens dénote par lui-même le mauvais état des affaires et la ruine commerciale.
28. Le non-paiement d'une dette civile ne peut motiver la mise en faillite du débiteur commerçant si, bien entendu, ses dettes commerciales ne sont pas en souffrance.
Source : Gallica

Philippe-Henri Désert De l'obligation pour l'assuré de procurer à l'assureur une exacte opinion du risque dans les… (1936)

La cessation de paiement, de la part de l'assuré, peut avoir, à plus forte raison, les mêmes résultats lorsqu'elle est prévue par les clauses de la police : il est évident qu'un assureur n'accepterait pas l'assurance que lui proposerait un individu ayant cessé ses paiements.
Source : Gallica

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