Cessation des paiements

Définition et enjeux

R. de Casteras Étude sur les sociétés civiles à formes commerciales (1899)

La nature de la dette n'est prise en considération que comme élément, par le refus de paiements, de la cessation de paiements. Il est évident que la cessation des paiements ne peut être envisagée de la même façon pour un commerçant par la volonté de la loi, déclaré tel malgré la nature de ses actes qui restent civils et pour un commerçant ordinaire qui, suivant l'expression de l'article ler-lù du Code de commerce, exerce des actes de commerce et en fait sa profession habituelle.
Source : Gallica

Edmond-Eugène Thaller Traité élémentaire de droit commercial… (1898)

Il ne faut pas confondre la cessation des paiements d'un débiteur avec son insolvabilité. Celle-ci serait le fait d'avoir un passif supérieur à son actif. Le commerçant dont le bilan sincère et exact mentionnerait par exemple un ensemble de valeurs à l'avoir pour 100,000 fr. et des dettes pour 150,000 fr. se trouverait dans ce cas : il serait insolvable. La plupart des faillis souffrent de cette insuffisance de gage, mais le fait n'est pas constant.
La cessation des paiements est le fait de ne pas payer ses dettes exigibles.
Source : Gallica

Jean-Paul-Vincent Gadrat Traité des faillites et banqueroutes d'après la loi du 28 mai 1838… (1864)

Les créanciers, au lieu d'avoir à défendre la validation d'un titre et à faire rapprocher la date de la cessation des paiements de celle du jugement déclaratif, veulent, au contraire, faire remonter l'ouverture de la faillite à une époque plus ancienne, afin d'écarter un plus grand nombre d'actes qui seront frappés de nullité et soumis à rapport, et d'augmenter ainsi les ressources et l'actif de la masse.
Source : Gallica

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